<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240</id><updated>2011-10-04T20:27:15.823+02:00</updated><category term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category term='Actualité'/><category term='2005'/><title type='text'>C.E.R.H.L. - Lumiu</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>15</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-6255290744943352899</id><published>2009-02-23T15:16:00.004+01:00</published><updated>2009-02-23T15:22:25.797+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>M'ARRICORDU... UNE JOURNEE A L'ECOLE AU DEBUT DU SIECLE - par Lucie Santori</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Avant 1900, il n’y avait pas de groupe scolaire. Les élèves étaient dans plusieurs classes réparties dans différentes salles appartenant à des particuliers.&lt;br /&gt;En 1900, le Maire d’alors, Monsieur François Savelli, fit l’achat d’une maison appartenant à Monsieur Jean Giudicelli correspondant à l'actuelle Mairie. Il fit construire deux ailes pour y installer les salles de classe : les garçons occupant l'aile gauche et les filles l'aile droite, le centre comportant les appartements des enseignants.&lt;br /&gt;Jusqu'en 1925-1926, on y préparait le Brevet Elémentaire et le concours d'entrée à l'Ecole Normale d'Instituteurs.&lt;br /&gt;En 1924, il y avait environ cent vingt élèves répartis dans quatre classes ; la classe enfantine était alors la plus peuplée. Le corps enseignant se composait, pour les garçons, de :&lt;br /&gt;- Mr Giacopelli (pour les classes de C.M. et C.F.E.),&lt;br /&gt;- Mr Quilichini (pour les classes de C.E.1 et C.E.2),&lt;br /&gt;et pour les filles de :&lt;br /&gt;- Mlle Angeletti (classes de C.E.1, C.E.2, C.M.et C.F.E.),&lt;br /&gt;- Mme Moretti (classe enfantine mixte).&lt;br /&gt;A 8 H 20, la clochette, installée sur la terrasse du groupe scolaire, sonne et tous les enfants du village se dirigent vers l'école.&lt;br /&gt;Ils sont accueillis par les deux maîtres et les deux maîtresses.&lt;br /&gt;A 8 H 30, c'est l'inspection de propreté portant sur le cou, les oreilles, les cheveux, les mains et les ongles. Puis, c'est l'entrée en classe ponctuée par des chansons telles que :&lt;br /&gt;- Il fait jour, le ciel est rose,&lt;br /&gt;- c'est aujourd'hui la fête,&lt;br /&gt;- trois jeunes tambours,&lt;br /&gt;- savez-vous planter les choux,&lt;br /&gt;ainsi que d'autres chansons entraînantes.&lt;br /&gt;A l'intérieur de la classe, le silence est de rigueur, les mains derrière le dos, on écoute la maîtresse pour la leçon de morale, la lecture, le calcul et l'écriture.&lt;br /&gt;A 10 heures, la cloche sonne pour annoncer la récréation. Avant de sortir de la classe, la maîtresse donne à une élève une petite pierre qui passera à celui ou celle qui prononcera un mot en corse. Le dernier détenteur de la pierre ira au piquet le nez contre le mur. C'était très dur, car nous avions l'habitude de nous exprimer en corse hors de l'école. La matinée se terminait à 11 h 30, puis chacun allait déjeuner chez soi car il n'y avait pas de cantine. Nous reprenions l'école à 13 H 30 jusqu'à 16 H 30. L'après-midi était réservé au dessin, travaux manuels et gymnastique.&lt;br /&gt;Dans la classe enfantine, il y avait de longues tables pour les activités ; elles pouvaient accueillir dix élèves sur des petits bancs de même longueur que les tables. Il y avait beaucoup de bousculade pour occuper les bancs et la maîtresse, Madame Moretti, avait fort à faire pour ramener le calme.&lt;br /&gt;Au mur, deux grands tableaux étaient fixés : l'un pour la classe enfantine, l'autre pour le C.P. Au fond, un meuble servait à ranger les lettres mobiles, les chiffres et les bûchettes. Un coin était réservé aux soins de propreté. Il y avait deux seaux pleins d'eau car il n'y avait pas l'eau courante au groupe scolaire et chaque jour les grandes filles allaient remplir un seau à la fontaine du village. On y trouvait également des serviettes, des gants de toilette, du savon, des brosses à dents, du dentifrice solide. Pour chauffer la classe en hiver, une cheminée dispensait de la chaleur et était alimentée par des bûches (chaque enfant devait apporter une petite bûche le matin).&lt;br /&gt;A l'âge de cinq ans, les élèves apprenaient les lettres, les syllabes, quelques mots, les chiffres et quelques exercices d'addition avec des bûchettes fabriquées avec des tiges d'asphodèles séchées.&lt;br /&gt;A six ans, on leur faisait réunir les syllabes pour former des mots et des phrases. Quant au calcul, il se résumait aux additions et soustractions. Pour ce faire le matériel utilisé était essentiellement une ardoise, de la craie et, pour le C.P. un crayon noir afin d'écrire sur un cahier à double ligne.&lt;br /&gt;A l'âge de sept ans, on "montait" chez les grands (C.E. - C.M. - F.E.) dont la classe était équipée de bureaux à deux places. Les grands avaient droit à des encriers , de l'encre violette, des porte-plumes et buvards. Tous les mois, un contrôle complet sur toutes les matières était effectué.&lt;br /&gt;Puis à l'âge de onze ans, certains élèves se présentaient au concours d'entrée en classe de sixième et ceux qui ne voulaient ou ne pouvaient pas continuer les études, préparaient le Certificat d'Etudes qu'ils passaient à treize ou quatorze ans.&lt;br /&gt;Au mois de mai (après la saint Pancrace - 13 mai), les enfants du Niolu quittaient l'école et partaient avec leurs parents car c'était le temps de la transhumance. Les autres enfants devaient attendre le 13 juillet pour être en vacances. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305997485643940722" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 286px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SaKwmc7sQ3I/AAAAAAAAAFE/qQOy5zVbw5A/s400/ann4.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;LUMIO - Photo de classe (1924)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;br /&gt;C.P. : Cours Préparatoire&lt;br /&gt;C.E. : Cours Elémentaire&lt;br /&gt;C.M. : Cours Moyen&lt;br /&gt;C.F.E. : Cours de Fin d'Etude&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-6255290744943352899?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/6255290744943352899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/marricordu-une-journee-au-debut-du.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/6255290744943352899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/6255290744943352899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/marricordu-une-journee-au-debut-du.html' title='M&apos;ARRICORDU... UNE JOURNEE A L&apos;ECOLE AU DEBUT DU SIECLE - par Lucie Santori'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SaKwmc7sQ3I/AAAAAAAAAFE/qQOy5zVbw5A/s72-c/ann4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-8668210411435066015</id><published>2009-02-23T15:04:00.004+01:00</published><updated>2009-02-23T15:12:28.668+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>LE PASTORALISME - par Pierre Neuville avec la collaboration dAndré Lomellini, d'André Savelli et Philippine Marchetti</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SaKusWZFR0I/AAAAAAAAAE8/Pw9lek_LtHM/s1600-h/Sans+titre-5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305995387944126274" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 265px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SaKusWZFR0I/AAAAAAAAAE8/Pw9lek_LtHM/s400/Sans+titre-5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Au début du XX° siècle, alors qu’une quinzaine de milliers d’ovins et de caprins séjournaient tous les hivers dans l’immense plaine de Calenzana (Montemaggiore, Calenzana et Lumiu) où l’on dénombrait près de cent-cinquante cabanes, des bergeries pour l’essentiel, l’élevage avait conservé une grande place à Lumiu. Une vingtaine de familles de bergers y résidaient ainsi que cinq ou six autres, niolines transhumantes (toujours les mêmes). Toutes étaient propriétaires de leurs troupeaux forts de 150 à 200 têtes (6 de chèvres, 19 de moutons). Les unes et les autres avaient abandonné leurs bergeries de la plaine où elles vivaient autrefois assez modestement, pour l’agglomération. Le phénomène fut amorcé dans les années 1880, notamment à partir du moment où l’enseignement primaire devint obligatoire, puis accentué au fur et à mesure que s’améliora le sort des bergers. Les mouvements migratoires conduisirent à l’abandon de nombreuses terres arables, désormais vouées à la pâture, qui permirent l’agrandissement des troupeaux et leur appropriation par bien des salariés. Lorsque, exceptionnellement, l’âge ou la maladie, empêchaient un berger de s’occuper de son troupeau il le confiait à un autre. La location s’effectuait selon deux modes : à « l’alivelu », pour l’an, d’octobre à octobre, contre 1 kilo de fromage par tête ou l’équivalent en argent, ou « à manghjera », d’octobre à mai contre une agnelle élevée pour trois brebis louées. Enfin, à partir de 1893, les sociétés fromagères de Roquefort prirent l’habitude de récolter le lait tous les hivers, de novembre à mai. Ce dernier était transporté à dos d’âne vers les laiteries installées sur le territoire de la commune, au nombre de trois jusqu’à la fin des années 50 : Marie Grimmal, Pasternak et Cie, Roquefort Abeille. En 1896, on dénombrait dans l’île 432 230 moutons et 232 600 chèvres (1). A cette époque il y avait plus de 800 000 animaux élevés en Corse pour moins de 300 000 habitants.&lt;br /&gt;Les hommes restaient seuls avec les adolescents auprès des troupeaux, dans les bergeries. Leurs activités devenaient de plus en plus lourdes avec l’agrandissement de ceux-ci. La traite et la préparation du fromage étaient dévoreuses de temps. La première traite avait lieu le matin, à la bergerie, avant le parcage du troupeau pour la journée dans l’une des parcelles réservées et clôturées, l’errance ne pouvant être pratiquée. Le troupeau devait ainsi tourner dans les différentes pâtures pour la reconstitution des herbages et la fertilisation naturelle des terrains. Une seconde traite était opérée le soir, sauf pour les mères allaitantes. L’opération demandait une à deux minutes par bête (2). Une brebis donnait de 50 à 75 cl de lait alors qu’une chèvre pouvait en lâcher le double en début de période de lactation. Ces dernières, dociles, se laissaient traire facilement, le berger évoluant librement, dans la « mandria » avec son « tinellu » ; plus tard remplacé par le seau en « alu » fourni par les sociétés de Roquefort. Les brebis devaient être triées et enfermées dans un couloir de traite, « u compulu », où le trayeur se déplaçait d’un animal à l’autre repoussant derrière lui chaque bête libérée. Paradoxalement les brebis étaient plus faciles à maintenir enfermées, le soir, que les chèvres grimpeuses et sauteuses. Les « mandrie » devaient être protégées par des très hauts murs surélevés de branchages.&lt;br /&gt;Un peu avant la Saint Pancrace (13 mai), avait lieu la tonte des brebis, « A tundera ». Elle devait être opérée en une matinée, mais ne pouvait débuter qu’ à partir du moment où les animaux commençaient à transpirer, pour faciliter la coupe à l’aide des « furbice » (les forces), et donc opérée rapidement, en quelques heures seulement. Le nombre de bergers invité variait avec l’importance du troupeau. Un dixième procédait à la « liure » des bêtes qui devaient être immobilisées pendant l’opération. La tonte prenait 8 à 10 minutes par tête. Un repas de fête clôturait cette dure matinée (2). La laine était souvent vendue à un prix dérisoire.&lt;br /&gt;L’été, le berger, à l’instar du chevrier, utilisait le lait de son troupeau pour fabriquer le fromage. Après l’avoir caillé, dans une grande bassine avec un apport de « fressure », il le mettait à égoutter dans des « cagiaghje » (fabriqués avec des joncs) où les « casghju » prenaient forme en se débarrassant de leur petit lait . Ceux-ci étaient ensuite placés dans de grandes caisses cloisonnées, après avoir été salés, pour un premier affinage en « casgile » ou en cave . Une fois par semaine ils étaient nettoyés avec un linge humide et retournés. Ils pouvaient être consommés « frais », à deux mois, ou « vieux » à cinq. Ils pouvaient même être conservés plusieurs années (5 à 6, sous surveillance) mais avec le risque d’être colonisés par « E saltulelle » (vers). En estive, le premier affinage, était opéré dans les « casgiles » érigés près des bergeries, soit construits en pierre sèche, soit aménagés dans des anfractuosités rocheuses fermées également, par un mur en pierre sèche. Ces derniers étaient toujours exposés au nord, dans des chaos rocheux à l ‘abri du soleil. Ils pouvaient atteindre intérieurement 3 mètres de longueur pour 2 de large et 1, 5 de hauteur. Un seul accès était ménagé à la base du mur de façade pour permettre le passage d’un homme allongé (l = 60, h = 50 cm). Il se condamnait avec une grosse dalle. Une petite ouverture de 20 x 30 cm (généralement) était réservée sur un côté pour l’introduction ou la sortie des fromages à l’aide d’une planche. A l’intérieur, ces derniers étaient déposés sur des étagères appropriées. En fin de saison, les fromages étaient vendus aux affineurs de Calenzana ; ceux destinés à la consommation familiale étaient amenés à la maison, au village, où ils étaient stockés en cave.&lt;br /&gt;La vente des agneaux et des cabris était d’un excellent rapport et constituait, pour les bergers, avec celle du lait, l’essentiel de leurs ressources qu’il n’hésitaient pas à compléter accessoirement par du braconnage !&lt;br /&gt;Ainsi, en ce début du XX° siècle, le sort des bergers se trouvait considérablement amélioré et souvent envié.&lt;br /&gt;Tous les ans, rituellement, ils procédaient à une distribution gratuite de lait, « E Purice », le 11 mai . Une messe leur était consacrée un matin d’octobre, à cinq heures, en l’église du village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliographie :&lt;br /&gt;(1) Renucci (J.) - 1981 - « La Corse », P.U.F, Que sais - je ? 127 pages&lt;br /&gt;(2) Ravis-Giordani (G.) - « Bergers corses » - Les communautés villageoises du Niolu - Edisud, La Calade, 13090 Aix en Provence, 505 pages.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-8668210411435066015?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/8668210411435066015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/le-pastoralisme-par-pierre-neuville.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/8668210411435066015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/8668210411435066015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/le-pastoralisme-par-pierre-neuville.html' title='LE PASTORALISME - par Pierre Neuville avec la collaboration dAndré Lomellini, d&apos;André Savelli et Philippine Marchetti'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SaKusWZFR0I/AAAAAAAAAE8/Pw9lek_LtHM/s72-c/Sans+titre-5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-8387668854670154845</id><published>2009-02-16T20:09:00.007+01:00</published><updated>2009-02-16T22:14:59.920+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>COMMENT SE NOMMAIT-ON AUTREFOIS? - par Jean-Luc Alberti</title><content type='html'>Voici une question pas si anodine que cela. Car si aujourd’hui l’ordre public a imposé à chaque individu un état civil tel qu’il apparaît sur la carte d’identité avec, au côté de la photo, son nom de famille (transmis jusqu’à présent par le père) et un ou plusieurs prénoms, la mention de son sexe, la date et le lieu de sa naissance, il en était tout autrement autrefois en Corse pour la plupart des gens. Ainsi dans les années 1700 à Lumio, un individu sur deux n’avait pas de nom patronymique. En vérité, ce défaut n’avait qu’une importance toute relative. Dans la vie de tous les jours on continuait à faire appel à un autre système importé par les Francs (VIIIe-IXe siècles) qui utilisait traditionnellement les prénoms et les surnoms, ancêtres de la plupart de nos noms de famille, lesquels commencent à s’installer à partir du XIIème siècle dans les classes les plus aisées.&lt;br /&gt;Dans les actes officiels, (recensements, listes nominatives...), en l’absence de nom patronymique, on inscrivait le prénom de baptême de la personne, suivi ou pas de celui de son père ou de sa mère : « Matteo di Felice », « Mimina di Geronima ». Pour les étrangers au village, le nom du village ou de la région d’origine suivait généralement: « Orsu di Niolu » ou « Lola di Calasima ». Cette pratique perdurera à l’écrit jusque dans les années 1880, et, à l’oral, jusqu’à présent.&lt;br /&gt;En vérité le prénom remplissait une fonction différente de celle qu’il a dans nos sociétés contemporaines, une fonction double, ambiguë, à la fois nom propre d’un individu mais aussi marqueur symbolique d’une famille. Car chaque famille utilisait un ensemble de prénoms qui lui était propre en suivant une règle intangible : le premier enfant prend le prénom du grand-père paternel, le deuxième celui de la grand-mère maternelle, le troisième celui de la grand-mère paternelle, le quatrième celui du grand-père maternel.&lt;br /&gt;Ainsi dans ce système, non seulement le prénom n’était pas réellement propre à une personne, mais associé à ceux de ses frères et sœurs, cousins et cousines, il renvoyait à sa famille et inscrivait un individu dans un lignage. (Que de cas de quasi-homonymies rencontrés dans la confection d’arbres généalogiques en Corse où au bout d’un moment on ne sait plus qui est qui et à quelle époque on se trouve! Des lignées dans un temps immobile, en quelque sorte. Mais surtout des marqueurs d’une société organisée suivant un ordre immuable.)&lt;br /&gt;Ce faisant, un prénom pris dans une liste de prénoms amenait, presque sans risque d’erreur, à une famille alors que, paradoxalement, associé à un patronyme il pouvait désigner plusieurs cousins d’une même génération, ou des ancêtres communs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’usage social ordinaire, à l’oral, on se référait, hors de la présence de l’individu en question, à son surnom personnel Dans cette société agro-pastorale, sensible aux traits physiques mais aussi encline aux joutes orales et à la facétie, le surnom était plus ou moins bien choisi. L’un était « Gallone », le gros coq, et l’autre « Domenicacciu », Dominique le mauvais ou le « fada » comme on dirait en Provence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le surnom de famille dénotait aussi un trait physique ou une qualité : « Falcone » par exemple, le rapace diurne à la vue perçante prêt à fondre sur sa proie. Il pouvait qualifier un individu qui avait un nom patronymique ou pas. Comme ce dernier, il était précédé du prénom de la personne : «Santu» était « Santu Falcone ». Mais ce surnom avait une autre fonction plus importante. Il était utilisé pour désigner ses enfants, « i Falcunaghj » et sa maison « A Casa Falcunaghja ». Associé au prénom, il sera transmis à son petit fils aîné, nommé comme lui, « Santu Falcone ». Son fils, en revanche, prénommé suivant la règle, verra son prénom suivi de « di + surnom », par exemple, «Paulo di Falcone».&lt;br /&gt;Ainsi, le porteur du surnom de lignée incarnera par-delà les générations l’unité du groupe familial tout entier face aux intérêts des différents groupes, à l’intérieur ou à l’extérieur de la communauté villageoise, ou encore, de ceux, qui pouraient être particuliers, chez ses frères et cousins. Il sera le chef de sa lignée, le garant en quelque sorte de l’image sociale et symbolique que la communauté lui associe. Cet usage qui structurait si fortement le mode de fonctionnement de la société traditionnelle corse, en privilégiant les lignées et en donnant son assise au clanisme et au clientélisme, a disparu avec elle dans les années cinquante, même si elle a laissé des traces dans les mentalités encore aujourd’hui&lt;br /&gt;Le recueil des surnoms personnels ou de famille utilisés au village, dans cette société de l’oralité, et dont il ne reste aucune trace écrite, pourrait faire l’objet d’un chantier collectif fort utile à verser au patrimoine collectif du village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les notables, qui ont été les premiers à porter un nom patronymique, étaient désignés, non par le leur - la personne était suffisamment connue pour qu’il ne pût y avoir équivoque- mais par leur prénom, précédé par un marqueur propre : « Sgio Marcantò » ou « a Signora Maria ». Les personnes âgées étaient plus « démocratiquement » qualifiées de « oncle » ou « tante », « Ziu Pè », « Zia Rò, « Oncle Pierre » et « Tante Rose ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comparé au surnom de lignée, le nom patronymique est moins prégnant mais il faut avoir conscience que tous deux induisent une façon de voir particulière subordonnant l’individu à la famille et à la lignée patrilinéaire. L’arbre généalogique des familles de « sgios » est en ceci exemplaire : les branches collatérales n’y figurent pas et les filles sont aussi « oubliées ». Enfin, notons que si l’Eglise appelle ses ouailles par leur prénom de baptème, les registres paroissiaux ne se distinguent pas dans leur conception de ceux de l’Etat Civil qui assoit l’ordre social et familial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le relevé des patronymes est une chose mais leur quantification, insidieusement, pourrait amener la tentation à vouloir les classer suivant leur nombre, et à déduire mécaniquement de celui-ci une plus grande légitimité, préséance ou notoriété pour un lignage, une famille ou un individu, confondant ainsi quantité et qualité. Mais, a contrario, il informe utilement aussi. Aussi avons-nous conservé un strict ordre alphabétique.&lt;br /&gt;A des fins de lisibilité et de gain de place cependant, nous avons extrait de la liste complète les patronymes utilisés de 1 à 4 fois, notés dans un tableau avec les années de naissance. Les autres sont présentés par table décennale sur 24 colonnes, avec le nombre total d’occurrences sur cette période ainsi que le nombre d’occurrences par table décennale pour marquer les temps et les durées de présence du patronyme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confectionnés à partir d’un relevé de données, acte par acte, des registres de naissance de l’Etat Civil (sauf pour la période allant de 1736 à 1802 où j’ai utilisé des tables décennales déjà prêtes) et présentés par décennie de 03 à 12, 13 à 22 etc, les tableaux présentés couvrent 236 ans de la vie du village au cours de laquelle 5228 naissances ont été enregistrées sous 230 patronymes différents, utilisés chacun entre une et 530 fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les registres paroissiaux ont permis l’élaboration des listes de naissances, de mariages et de décès, pour la période allant de 1736 à 1801. La comparaison entre ceux-ci et les registres d’Etat Civil montrent des différences parfois importantes (cf tableau ) dont nous n’avons pas tenu compte dans cette étude où je n’ai utilisé que ces derniers à partir de 1801.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm7JYIr-FI/AAAAAAAAAEM/Ed_VaBeMImU/s1600-h/Sans+titre-7.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303475805977573458" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 43px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm7JYIr-FI/AAAAAAAAAEM/Ed_VaBeMImU/s400/Sans+titre-7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début la graphie y est parfois défectueuse ou incertaine, la transcription de l’oral à l’écrit n’étant pas facile à des prêtres ou des secrétaires de mairie qui maîtrisaient souvent mal le latin d’église, le toscan ou le français, langues dans lesquelles ils durent tour à tour traduire l’idiome corse uniquement parlé (Le premier acte d’état civil rédigé en français date du 1er janvier 1844 pour la Commune de Lumio, et du 17 Novembre 1843 pour la Commune d’Occi, sous la signature de Giudicelli Pierre Paul, son nouveau maire).&lt;br /&gt;A ces problèmes linguistiques s’ajoutent ceux provenant de la qualité du papier, de l’encre, du graphisme changeant...En ce qui concerne les noms patronymiques utilsés à Lumio, notons les variantes suivantes dont certaines se sont fixées alors que d’autres se sont unifiées : par simplification nous les avons comptabilisés ensemble.&lt;br /&gt;- Judicelli (jusqu’en 1763), remplacé par Giudicelli ; apparition de Guidicelli en 1854, puis incertitude entre les deux, le « i » étant souvent mal situé graphiquement, d’où un doublet dont nous n’avons pas tenu compte ;&lt;br /&gt;- Justiniani (jusqu’en 1764) remplacé par Giustiniani ;&lt;br /&gt;- Jacobi (jusqu’en 1749) remplacé par Giacobbi ;&lt;br /&gt;- Ciaccaldi, (jusqu’en 1795) remplacé par Ceccaldi ;&lt;br /&gt;- Alberti, Aliberti ;&lt;br /&gt;- Luerini,Lucerini,Loverini ;&lt;br /&gt;- Genuini et Genovini qui cohabitent ;&lt;br /&gt;- Cuneo,Cunio,Cuni, les formes toscanes et piémontaises, cette dernière écrite aussi Cunj ;&lt;br /&gt;- comme Valeri et Valerj ;&lt;br /&gt;- Manuelli, Manovelli, Emmanuelli ;&lt;br /&gt;- le prénom Luiggi placé par erreur devant le patronyme fait descendance, Padovani Luiggi devient Luiggi Paduano&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même travail a été effectué sur Occi, rattaché à Lumio en 1852, dont nous ne possédons les données que pour les années allant de 1813 à 1851. 68 naissances.y sont notées, utilisant 18 patronymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm8AZtGpvI/AAAAAAAAAEU/AHdSsaly7l0/s1600-h/tab1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303476751291557618" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 332px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm8AZtGpvI/AAAAAAAAAEU/AHdSsaly7l0/s400/tab1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303477548996369730" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 162px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm8u1YwHUI/AAAAAAAAAEc/ZzUbTJzemnY/s400/tab2.jpg" border="0" /&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Patronymes avec moins de 5 occurrences (les années sont celles des tables décennales) &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les patronymes de Lumio&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de vous laisser vous plonger dans le tableau, voici quelques observations et pistes de recherche :&lt;br /&gt;- 236 noms patronymiques ont été utilisés de 1736 à 1972 ;&lt;br /&gt;- un même patronyme peut désigner des familles non apparentées ;&lt;br /&gt;- des patronymes, de familles différentes, réapparaissent&lt;br /&gt;- le nombre total des occurrences et la durée des occurrences dans le temps sont deux choses différentes&lt;br /&gt;- en tout 24 colonnes, dont la première qui ne fait pas 10 ans et les deux dernières qui appartiennent à « la Corse non traditionnelle » ;&lt;br /&gt;- quelques patronymes sont présents un maximum de décennies,&lt;br /&gt;- les patronymes ont « des durées de vie ». &lt;p align="left"&gt;Une prochaine étude concernera les prénoms utilisés.&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303479038275823506" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 141px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm-FhYpJ5I/AAAAAAAAAEk/r_HigamoH9o/s400/tab3.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303479457549773586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 253px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm-d7TV6xI/AAAAAAAAAEs/eOlwzkCkQZ4/s400/tab4.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303479773846918018" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 270px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm-wVmdU4I/AAAAAAAAAE0/Pnggq_QXi8o/s400/tab4bis.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-8387668854670154845?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/8387668854670154845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/comment-se-nommait-on-autrefois-par.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/8387668854670154845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/8387668854670154845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/comment-se-nommait-on-autrefois-par.html' title='COMMENT SE NOMMAIT-ON AUTREFOIS? - par Jean-Luc Alberti'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZm7JYIr-FI/AAAAAAAAAEM/Ed_VaBeMImU/s72-c/Sans+titre-7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-3643500505032713575</id><published>2009-02-10T16:56:00.005+01:00</published><updated>2009-02-10T17:53:46.965+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>LA CONFRERIE SAINT ANTOINE DE LUMIU: Origines, statuts, renouveau - par Elisabeth Coletti, Maxime Vuillamier et Robert Coletti</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZGpM2TQy3I/AAAAAAAAAD8/qgXMMwLV_ag/s1600-h/ann1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301204274591615858" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 258px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZGpM2TQy3I/AAAAAAAAAD8/qgXMMwLV_ag/s400/ann1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Statuts de la Confrérie de 1859&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ORIGINES&lt;span class="Apple-style-span" style="FONT-WEIGHT: normal"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Avant d’étudier l’histoire de la confrérie de Lumiu, il nous paraît indispensable de repositionner les confréries corses dans leur matrice, qui est le mouvement confraternel associé au culte des reliques ainsi que les pèlerinages, qui atteint son apogée au XI&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, et de donner quelques explications plus générales sur la naissance des confréries en occident.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Au sens propre "confrérie " signifie " rassembler " des êtres par un lien fraternel (&lt;b&gt;Philippet, 2004&lt;/b&gt;).&lt;sup&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-weight: bold"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;L’initiative de la création de confrérie revient à un petit noyau de fidèles, encouragés par une autorité ecclésiastique ou par un groupe de professionnels (dans le cas des confréries de métiers). Cela répondait au besoin vital d’entraide qui animait la société médiévale.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les confréries en occident naissent à la fin du XI&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle prenant pour modèle les associations de l’Eglise d’Orient qui, dès le IV&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, s’occupaient de faire soigner leurs membres et d’en organiser les funérailles, et dans les fraternités de prière des couvents d’Europe occidentale, mis en place dès le VI&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle (&lt;b&gt;Philippet, 2004&lt;/b&gt;). Elles sont rattachées à un chapitre, à un couvent (en particulier ceux des ordres mendiants) à une paroisse ou à un hôpital. Organisées de façon très précise, elles sont dirigées par un prieur et régies par des statuts. Certaines sont liées à un métier ou à un groupe social, d’autres se consacrent à une dévotion particulière ; toutes se caractérisent par une forte solidarité.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;C’est Innocent III (1198-1216) qui constitue la première " confraternitas ", dont le modèle se généralise chez les laïcs. En effet, malgré la bonne volonté du grand nombre, tous ne peuvent devenir oblats, familiers du monastère, ou convers. La plupart des laïcs restent engagés dans les liens du mariage qui est leur privilège, renforcé avec la réforme grégorienne, et vivent de leur travail. Mais ceci leur laisse assez de liberté pour participer à une confrérie (&lt;b&gt;Chélini, 1991&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les confréries se réunissent régulièrement. Après une prière collective, l’assemblée se préoccupe du sort des membres de la communauté, c’est une véritable société de secours mutuel, pour leurs membres dans le besoin et plus généralement pour les déshérités. Les malades sont visités et aidés (la confrérie fonctionne comme une assurance sociale), certaines confréries gèrent d’ailleurs des hôpitaux. Pour les décès, toute la confrérie s’assemble afin d’assister à la cérémonie funèbre et payer l’enterrement. Le grand moment est évidemment la fête du saint patron. Elle se prépare plusieurs mois à l’avance et mobilise tous les membres. Tout est soigneusement programmé : l’heure des offices, la grand messe, les vêpres, l’habit, l’organisation de la procession et même le nombre de cierges pour le luminaire de l’église (&lt;b&gt;L’éducation religieuse au moyen âge, 2004)&lt;/b&gt;. Les confréries jouent aussi un rôle culturel important dans le développement du théâtre populaire avec l’organisation des représentations pour les fêtes du calendrier chrétien (nativité, passion…) (&lt;b&gt;Chélini, 1991&lt;/b&gt;).&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;A la fin du Moyen Age, les confréries pénètrent jusque dans les couches sociales inférieures et saisissent dans leurs mailles des foules énormes.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;C’est très solennellement, le jour de &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la F￪te-Dieu"&gt;la Fête-Dieu&lt;/st1:personname&gt; de l’an 1574, dans la dynamique insufflée par le concile de Trente (dont les travaux se clôturent le 4 décembre 1563) que d’importantes festivités inaugurent la fondation ou refondation des confréries (&lt;b&gt;Casta&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;1981&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le concile de Trente (1545-1563) où furent présents les évêques d’Accia, d’Ajaccio et d’Aléria aura pour effet de revivifier et d’approfondir les sentiments religieux en orientant la piété populaire vers des dévotions plus tournées vers le Christ et &lt;st1:personname st="on" productid="la Vierge"&gt;la Vierge&lt;/st1:personname&gt; médiatrice.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;C’est ainsi qu’à côté ou à la place des anciennes confréries médiévales patronnées par un ou plusieurs saints, se créent des confréries du Saint-Sacrement et du Rosaire qui connaissent un grand succès (&lt;b&gt;Venard, 2000&lt;/b&gt;). Une autre réforme inscrite dans un " mémoire sur quelques abus à corriger dans l’église " rédigé à Trente le 29 janvier 1562 par l’archevêque de Raguse Ludovico Beccadelli, est décidée: " [7] de même, on doit prendre garde que sous prétexte de privilèges ou de traditions, le chapitre, les confréries, etc., ne s’exemptent de l’ordinaire, mais que sous sa [ ?] conduite, ils accomplissent ce qui doit être fait " (&lt;b&gt;Taillon, 2000&lt;/b&gt;). Des nonces et des visiteurs apostoliques, sont envoyés en mission pour expliquer ces décisions et pour renforcer l’encadrement des laïcs qui doit se faire sur un modèle uniforme fourni par les confréries romaines. Partout on adopte leurs règlements et leurs exercices de piété (&lt;b&gt;Taillon, 2000&lt;/b&gt;), car il est vrai qu’en Corse à l’occasion de leurs visites pastorales, les évêques du XVI&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècles ne cessent de déplorer l’ignorance profonde de la doctrine et de l’éthique chrétiennes des populations rurales de ce temps et de relever les survivances tenaces d’un paganisme à peine revêtu des apparences chrétiennes (&lt;b&gt;Cervoni, Monti, Pieretti 1996&lt;/b&gt;). Ainsi naissent, dans la seconde moitié du XVI&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle les compagnies réformées. Durant deux siècles rien ne viendra modifier les statuts des confréries qui atteindront leur âge d’or au milieu du XVII&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, environ vers 1640. Après l’annexion française, les autorités civiles prirent des mesures (édit royal du 4 août 1781, arrêt du conseil supérieur de 1784) visant à circonscrire l’action des confréries (&lt;b&gt;Ravis Giordani&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;2004&lt;/b&gt;). Au XVIII&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, chaque commune de Corse possédait au moins une confrérie. A la veille de &lt;st1:personname st="on" productid="la R￩volution Fran￧aise"&gt;la Révolution Française&lt;/st1:personname&gt;, &lt;st1:personname st="on" productid="la Corse"&gt;la Corse&lt;/st1:personname&gt; comptait 200 confréries pour 271 paroisses (&lt;b&gt;Ravis Giordani&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;2004&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Supprimées par une loi du 18 août 1792, la plupart des confréries se maintinrent sans solution de continuité et réapparurent après le Concordat signé le 15 juillet 1801. Tolérées sous l’Empire&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;plusieurs se reconstituèrent à &lt;st1:personname st="on" productid="la Restauration"&gt;la Restauration&lt;/st1:personname&gt; (&lt;b&gt;Ravis Giordani&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;2004&lt;/b&gt;). De la fin du XIX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; au début du XX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, les compagnies sont florissantes, mais après les deux conflits mondiaux, nombre d’entre elles disparaissent. C’est le cas de notre confrérie St Antoine qui décline petit à petit à partir des années 1950 et jusqu’en 1975.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;La confrérie de Saint Antoine Abbé&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;L’idéal des fervents chrétiens des premiers siècles avait été de donner leur vie dans les supplices du martyre, mais depuis la paix de Constantin en 313 cet espoir n’était plus d’actualité. Dans l’Empire romain décadent et affaibli du IV&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, les chrétiens, qui n’avaient plus désormais à verser leur sang, se trouvaient tout à coup investis d’une honorabilité et d’une aisance qui risquaient d’engendrer chez eux la tiédeur et la médiocrité. C’est dans ce contexte que, tout au sud de l’Empire, quelques Egyptiens, désireux de mener une vie conforme à l’esprit et aux exigences radicales de l’Evangile, se décidèrent à quitter les villes et les bourgs pour se retirer au désert.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le mot grec " monachos " existait déjà pour désigner les solitaires, mais la tradition fait de Saint Antoine le Grand ou Abbé (251-356) le premier, et en tout cas le plus célèbre, de ces ermites du début du IV&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Il se retira au désert, où il partagea son temps entre la prière et le travail, et fut assailli par les fameuses tentations auxquelles il sut résister. Saint Antoine est particulièrement célèbre par ses combats contre les démons.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;La réputation de Saint Antoine s’est répandue, déjà de son vivant, dans tout l’Empire romain et jusqu’en Mésopotamie. C’est là, à Nisibie, que le poète et musicien Saint Ephrem a chanté, dans ses " Carmina Nisibena " la bonté, l’affabilité du " père des moines ", en expliquant que " l’intimité de son contact avec Dieu le rendait toujours plus condescendant et délicat avec les hommes ".&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Tous les moines du monde chrétien, qu’ils soient solitaires ou cénobites, reconnaissent Saint Antoine comme leur ancêtre, leur modèle et leur patron, particulièrement dans l’Eglise d’Orient.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; TEXT-ALIGN: justify; mso-line-height-rule: exactly; mso-pagination: none; tab-stops: 36.0pt"&gt;Comment la dévotion à Saint Antoine s’est-elle développée à Lumiu et pour quelles raisons ? Plusieurs hypothèses s’offrent à nous :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Lors de sa visite épiscopale de 1589 Monseigneur Mascardi écrit : " Lumio : église Saint Pierre, 364 âmes, 50 écus de revenus, oratoires de l’Annonciation et de Saint Antoine ". &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;L’oratoriu Sant’Antone devient la casazza après la construction entre 1800 et 1825 de Santa Maria, il devait cependant exister depuis&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;la fondation du village, au &lt;span style="color:black;"&gt;XV&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle,&lt;/span&gt; ou même antérieurement et on peut penser que le culte de Saint Antoine s’est répandu dans toute l’île entre le V&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; et le X&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle (&lt;b&gt;Moracchini-Mazel&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;2005&lt;/b&gt;). Pour G. Moracchini-Mazel les oratoires dédiés à Saint Antoine et Saint Léonard se positionnaient sur les voies de passage avant un col, un gué ou un pont, à l’époque préromane (&lt;b&gt;Moracchini-Mazel&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;1967&lt;/b&gt;).La situation de Lumiu entre les cols de Bracaghju, Fuata et Forcolina renforce cette hypothèse.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les oratoires naissent comme lieux de culte des confréries et à partir du XVII&lt;sup&gt;ème &lt;/sup&gt;siècle ont une importance toujours plus grande, donnant l’identité à l’association religieuse qui avait choisi un lieu " privé " pour se réunir et prier. Leur construction succède généralement au développement de la confrérie, qui après une première phase de dévotion auprès d’un autel ou à l’intérieur d’une chapelle de l’église d’origine, faisait élever un édifice séparé comme lieu privilégié pour les réunions et les célébrations (&lt;b&gt;Sinigallia, 2004&lt;/b&gt;). Il nous est donc permis de penser qu’une confrérie Saint Antoine existait déjà lors de la venue de Monseigneur Mascardi, évêque de Mariana. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; TEXT-ALIGN: justify; mso-line-height-rule: exactly; mso-pagination: none; tab-stops: 36.0pt" align="left"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;L'Ordre des Antonins,&lt;span style="color:black;"&gt; Ordre hospitalier&lt;/span&gt; fondé au XI&lt;sup&gt;ème &lt;/sup&gt;siècle, appelé en Corse Sant'Antone di l'alloghju, avait comme action l'hébergement des vagabonds et soignait le " mal des ardents "&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;maladie mystérieuse pour l’époque (l’ergotisme gangréneux consécutif à la consommation de seigle attaqué par le champignon (claviceps purpurea) dit ergo du seigle, identifié au IX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, elle fut appelée " ignis sacer " (feu sacré)&lt;span style="color:black;"&gt;. A l'origine, pour entretenir leurs commanderies et hôpitaux, les Antonins faisaient l'élevage de porcs&lt;/span&gt;. &lt;span style="color:black;"&gt;Le cochon de Saint Antoine joue le même rôle que le chien de Saint Roch apporter le réconfort&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;à son&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;propriétaire&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;atteint d'une maladie de la peau, le zona, appelé en Corse " U foccu di Sant'Antone ", maladie confondue avec le " mal des ardents " après son éradication. Retrouver ces deux vocables&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;à Lumiu ramène aux épidémies de peste subies par &lt;st1:personname st="on" productid="la Corse"&gt;la Corse&lt;/st1:personname&gt; dans l’antiquité, en 1348 et en particulier celle de 1528-1529 à Calvi qui se conjugua avec une razzia barbaresque (&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Graziani&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;1993&lt;/b&gt;)&lt;span style="color:black;"&gt;. L'église de Sant'Antone et l'ancien édifice dédié à San Roccu (San Roccu est le nom d’une des sections du cadastre de 1852 où se trouve un pagliaghju qui possède de belles pierres de réemploi dont deux sont marquées d’une croix, sûrement récupérées dans les ruines d’une ancienne chapelle.) correspondent-ils à un besoin de protection contre la maladie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; TEXT-ALIGN: justify; mso-line-height-rule: exactly; mso-pagination: none; tab-stops: 36.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;Au XV&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle en Corse, les couvents de moines hospitaliers étaient actifs. L'un d'entre eux, situé au col de Saint-Antoine de Casabianca dans la région d’Ampugnani, aujourd'hui en ruine, offrait l'hospitalité à ceux qui venaient la demander. On peut imaginer la construction d'un petit établissement érémitique dans les environs du plateau di a Sarra (commune de Lavatoghju), importante voie de transhumance, un oratoire voué au père des moines et protecteur des voyageurs au Moyen Age. Aucun indice, dans l’état actuel de nos recherches, ne nous permet d’attester une présence monastique à Lumiu, mais une étude est engagée.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;Sant'Antone était aussi le patron des éleveurs: le 17 janvier les troupeaux étaient bénis. Cette période correspond au sevrage des agneaux qui permet une pleine production du fromage et à &lt;st1:personname st="on" productid="la Tumbera. Sant'Antone"&gt;la Tumbera. Sant'Antone&lt;/st1:personname&gt; est en plus associé à une richesse agricole de &lt;st1:personname st="on" productid="la Balagne"&gt;la Balagne&lt;/st1:personname&gt;: les oranges. &lt;?xml:namespace prefix = v /&gt;&lt;v:line id="_x0000_s1026" strokeweight=".26mm" to="153pt,9.05pt" from="0,9.05pt"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 18pt" align="left"&gt;1. &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;Lumiu avec ses pâturages côtiers et ses cultures délicates a pu se choisir un saint voué aux deux activités économiques, un saint qui permet malgré leurs différences parfois violentes d'unir bergers et agriculteurs.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les plus anciens documents, pour l’instant, que nous ayons en notre possession sont les statuts et les livres de compte della " Confraternita del S.S Sacramento eretta sotto gli auspicii di S. Antonio Abbate della parocchia di Lummio ", datant de 1859, que nous nous proposons d’étudier dans la suite de notre article.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ETUDE DES STATUTS (1859)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;L'étude qui suit porte sur les archives détenues à &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; de LUMIU, comportant quatre cahiers manuscrits :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un registre des statuts de 1859 ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un cahier relatant le montant de la caisse lors des changements de Bureau (1873 -1952) ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un registre de comptabilité de 1953 à 1975 ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un cahier des amendes et des radiations des Confrères (1876 - 1952).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;La période pendant laquelle les statuts furent élaborés s'inscrit dans un contexte de développement économique et social dû :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- à l'accroissement important de la population de &lt;st1:personname st="on" productid="la Corse"&gt;la Corse&lt;/st1:personname&gt; qui passe de 185 000 habitants en 1820 à 255 000 en 1860 et concernant LUMIU de 747 habitants en 1818 à 1012 en 1861 ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- à l'augmentation des terres cultivées et la progression des cultures arbustives (oliviers, châtaigniers, vignes, amandiers).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Plus de la moitié des hommes du village sont employés comme journaliers par les deux grands propriétaires terriens. La plupart des habitants de LUMIU ont un jardin, une vigne, des amandiers et oliviers, et élèvent de la volaille et des porcs dont ils tirent des revenus complémentaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Mais cette embellie ne sera que provisoire car de la fin du dix-neuvième siècle au milieu du vingtième siècle, l'économie insulaire recule (saignée de la première guerre mondiale : plus de 10 000 morts dans l'île dont 23 à LUMIU - émigration vers le Continent et les Colonies).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Dans cette deuxième moitié du dix-neuvième siècle, la pratique religieuse est importante ce qui explique la réapparition de très nombreuses confréries.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le registre des statuts&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;Il relate les nouveaux statuts de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, rédigés en 1859 en langue italienne, remplaçant d'autres plus anciens que nous n'avons pas retrouvés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Il comporte également des articles additionnels, annulant ou&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;complétant ces statuts qui sont calqués sur un schéma de statut type que chaque confrérie pouvait adapter selon ses désirs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Son appellation de Confrérie du Très Saint Sacrement a gardé le nom de l'ancienne Confrérie dont on connaît l'existence, sans document à l'appui, remontant au Concile de Trente avec des interruptions plus ou moins longues (notamment celle résultant de &lt;st1:personname st="on" productid="la Loi"&gt;la Loi&lt;/st1:personname&gt; du 18 août 1792 votée par l'Assemblée Législative et interdisant les confréries). Son nom, le Très Saint Sacrement, indique que c'est une Confrérie de dévotion, où la piété, le culte et la pratique eucharistique tiennent une place importante. Elle succède à &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; "Corpus Domini" et se rapproche de celle des Pénitents. &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;La Confrérie&lt;/st1:personname&gt; de Lumio est sous la protection de Saint Antoine Abbé comme de nombreuses confréries balanines. On notera que le 18 juin 1882, lors d'une révision des statuts, on ne parle plus du Très Saint Sacrement. Seule la dénomination de Confrérie de Saint Antoine Abbé de Lumio subsistera.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le siège de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, la "Casazza", est celui de l'ancienne église de Lumio jouxtant la nouvelle église construite en 1808 et achevée en 1818. Comme toutes les confréries de cette époque, elle jouit de tous les privilèges et indulgences attachés à l'Archiconfrérie de Rome.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Les statuts de 1859 sont répartis en trente et un articles qui règlent son fonctionnement ainsi que les devoirs et droits des Confrères. Ces statuts seront relus chaque année, le premier dimanche de janvier pour rappeler à ses membres leurs obligations.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;1) Conditions d'admission :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Les fidèles des deux sexes pourront être admis aux conditions suivantes:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- être âgé d'au moins quatorze ans,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- jouir d'une bonne et honnête réputation,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- répandre la bonne parole de Jésus-Christ,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- payer la cotisation d'entrée dont le montant est différent selon l'âge et la provenance (quelqu'un "d'étranger" au village paiera cinq fois plus cher).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Il est à noter que les consoeurs, bien que cotisant, ne peuvent ni voter, ni porter l'habit, ni occuper un poste à responsabilité. Par contre, elles ont les mêmes privilèges, à leur décès, que leurs collègues masculins. Dès l'admission du nouveau confrère, le Prieur lui accorde un mois de noviciat et l'oblige à acquérir la "cappa" (aube) afin d'assister aux cérémonies.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;2) Election des officiers :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Pour assurer la bonne gestion de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, il y aura :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un Prieur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un sous-Prieur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- deux conseillers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- deux "Massari",&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- deux collecteurs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un trésorier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Tous ces responsables seront renouvelés deux fois par an (les premiers dimanches de février et d'août) mais pourront aussi être confirmés parfois pour un an.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;* Le Prieur convoque les Confrères, préside les assemblées et élabore toutes propositions concernant les intérêts de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie. Il"&gt;la Confrérie. Il&lt;/st1:personname&gt; donne au trésorier l'autorisation de payer toutes les dépenses nécessaires mais demande l'autorisation au Conseil pour les dépenses extraordinaires. Il inscrit sur un cahier les entrées et sorties d'argent, afin de les confronter avec le registre du Trésorier le jour du compte-rendu financier. Si le Prieur décède pendant son mandat, son siège sera revêtu de noir jusqu'à l'élection d'un nouveau prieur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;* Le sous-Prieur remplace le Prieur en cas de décès ou d'empêchement de ce dernier. C'est lui qui lira la liste des absents aux Offices Sacrés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;* Les Conseillers donnent leur avis, en accord avec le curé « pro tempore » (du moment) en cas de litige.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;* Les deux "Massari" (sacristains) dirigent les processions, s'occupent de l'entretien et de la garde des objets sacrés. Ils sonnent pour réunir les Confrères, prévoient les cierges nécessaires à la célébration des offices, notamment les cierges rouges lors du décès d'un membre de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie."&gt;la Confrérie.&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;* Les Collecteurs perçoivent la cotisation annuelle des Confrères et Consoeurs, ainsi que le sou donné par chaque membre à la mort de l'un d'eux. Ils notent leurs recettes sur un registre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;* Le Trésorier ou Caissier est dépositaire des fonds de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; qu'il enferme dans une caisse à trois clefs (le Prieur et le curé de la paroisse détenant les deux autres clefs). Il inscrit recettes et dépenses sur un registre. Quinze jours après la nouvelle élection des officiers, aura lieu la vérification des comptes sous la présidence du curé assisté par les nouveaux élus et un procès-verbal sera porté sur le registre des comptes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;3) Devoirs des Confrères :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;En premier lieu, les Confrères devront fréquenter, c'est un devoir sacré, l'office divin chaque jour de fête et se rapprocher du Sacrement de &lt;st1:personname st="on" productid="la P￩nitence"&gt;la Pénitence&lt;/st1:personname&gt; et de la "Sainte Communion" au moins trois fois par an. C'est à dire à Pâques, à la fête du Très Saint Sacrement et à la fête de Saint Antoine Abbé. Car il ne faut pas oublier que l'Eglise étant &lt;st1:personname st="on" productid="la Maison"&gt;la Maison&lt;/st1:personname&gt; de Dieu, on doit donner à ce lieu honneur et respect. Au cours de l'année, certaines fêtes sont marquées par des processions solennelles avec obligation d'y assister : le Corpus Domini (Fête-Dieu), &lt;st1:personname st="on" productid="la Saint Antoine"&gt;la Saint Antoine&lt;/st1:personname&gt; Abbé (17 janvier), le Saint Rosaire de &lt;st1:personname st="on" productid="la Vierge Marie"&gt;la Vierge Marie&lt;/st1:personname&gt; et le troisième dimanche de chaque mois après la messe paroissiale pour la procession du Saint Sacrement. L'absence à ces cérémonies, sans raison valable devra être justifiée devant le Prieur, en présence de tous les Confrères. Seul, le Prieur jugera de la légitimité de l’excuse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Les insignes de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; (bannière, bâtons, lanternes) seront portés au cours des processions et des enterrements par les nouveaux Confrères. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Mais le grand devoir du Confrère est de prier et d'aider lors du décès d'un Confrère ou d'une Consoeur. Pour cette circonstance, le glas est sonné par les "Massari" ; tous les Confrères se réunissent et prient pour son repos en récitant un Pater, un Ave et un Requiem. Si le décès survient dans la journée, ils vont le soir au domicile du défunt afin d'y réciter l'Office des Morts et s'il survient la nuit, la famille donnera un coup de cloche "alla lunga" afin que les Confrères sachent que l'enterrement aura lieu le matin suivant. Le Prieur s'informera si le défunt était à jour de ses cotisations et dans le cas contraire ses héritiers devront s'en acquitter. Tous les Confrères devront être présents au service funèbre du défunt. Celui qui ne sait pas lire devra réciter une partie du chapelet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;4) Droits des Confrères :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;L'esprit qui anime &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; gomme les différences sociales. Il existe une solidarité entre chaque membre et tout Confrère dont la vie est exemplaire, même le plus pauvre peut accéder au poste de Prieur. Tout Confrère sait qu'à sa mort, riche ou pauvre, il aura droit à de dignes obsèques, entouré de tous les autres membres, à des messes célébrées pour le repos de son âme (le jour de l'enterrement, le septième jour après la mort et quatre messes au cours de l'année) à huit livres de cire rouge le tout payé sur les fonds de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie."&gt;la Confrérie.&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Quant au Prieur, lors de son décès, il aura droit à seize livres de cire rouge et à une messe solennelle le dimanche suivant son enterrement avec obligation à tous les Confrères d'y assister. Les Confrères aident le mourant, la famille, en prenant en charge les obsèques (cierges, linceul, frais de messe, location du corbillard ou cabriolet) grâce aux cotisations et amendes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;5) Cotisations et amendes :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;S’il est angoissant de mourir pour un confrère, il en est de même pour ses pairs survivants, car ils sont taxés sur chaque manquement aux statuts dont voici quelques exemples. Outre la cotisation annuelle "tassa" de vingt sous chaque confrère à la mort de l’un d’eux devra verser un sou (i soldo dei morti). Seuls les prêtres inscrits à &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; du Très Saint Sacrement sont dispensés de payer ces deux taxes ; mais ils devront célébrer gratuitement une messe de Requiem le huitième jour après la mort du défunt. Une amende de quatre sous est exigée s’ils sont absents aux services funèbres, aux fêtes solennelles et aux élections des officiers. L’oubli du port de la&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;"cappa", la désobéissance ou les reproches envers le Prieur lors des assemblées seront passibles d’une amende de dix sous. De même, les Confrères qui restent sur la place de l'Eglise pendant le temps des offices se verront eux aussi infliger une taxe de quatre sous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;Au terme des trente et un articles des statuts, le 25 janvier &lt;st1:metricconverter st="on" productid="1859, l"&gt;1859, l&lt;/st1:metricconverter&gt;'Evêque d'Ajaccio les ayant trouvés conformes à l'esprit de l'Eglise donne approbation et aide à cette nouvelle Confrérie du Très Saint Sacrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Mais, le 17 février 1861, deux ans après l'approbation des statuts, un conflit entre le curé du moment et le Bureau de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; fait l'objet d'un paraphe sur le registre. Il y est stipulé que les membres du Bureau, jugeant arbitraires et illégaux les ajouts aux articles 17, 18, 25 et 29 des statuts (car la cotisation officielle de 12 sous est rayée et passée à 20 sous) et la suppression de certaines phrases (articles 25 et 29 : « … verso la confraternita, ed allora autorizera i Massari a rimettere alla famiglia del defonto otto libro di cera rossa (peso di francia) per esser fabbricata per i di lui funerale »), décident de revenir aux statuts de 1859. Ce conflit dut être sérieux pour avoir été porté sur le registre officiel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;En 1866, on note trois articles additionnels aux statuts. Le premier concerne la procédure relative à l'élection des officiers omise dans les trente et un articles de 1859. Ceux-ci seront élus par les officiers sortants assistés du curé "pro tempore" et de deux membres les plus âgés. Le deuxième additif&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;stipule qu'un procès verbal doit être consigné sur un livre à part et contresigné par les électeurs. Ce procès verbal sera lu et approuvé&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;par le curé du moment sous peine de nullité. Le troisième article mentionne, par esprit de paix et de concorde, la réintégration des membres radiés de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; sous condition de régler les taxes et amendes dues.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Trois articles additionnels du 18 juin 1882 (rédigés en français et approuvés par l'Evêque) mentionnent que l'argent perçu à la mort d'un Confrère soit uniquement employé à célébrer des messes pour le repos de son âme (mais à quel usage était-il destiné auparavant ?). D'autre part, un Confrère, lors de son décès, aura droit à :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- un cercueil ou à trois "planches" ou à trois&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;francs &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- trois kilos de cire blanche confectionnée (correspondant à dix cierges et dix paires de chandelles) ou à huit francs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le 10 avril 1886, une décision du Prieur (paraphée par l'évêque d'Ajaccio) fait mention du port obligatoire de la "manteletta" en plus de la "cappa" lors des cérémonies officielles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;En 1902, le nombre de Confrères devait être important car le Prieur divise &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; en quatre sections, chacune assurant l'accompagnement des défunts à tour de rôle, ce qui permet de combattre l'absentéisme (qui est taxé lourdement) et permettre aux autres (la plupart sont journaliers) de continuer à travailler. Ceci est attesté par quatre articles additionnels (en italien) en date du 30 novembre 1902 et approuvés par l'Evêque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;D'autres articles additionnels datant de 1903 et rédigés en français abrogent la taxe due pour le sociétaire défunt et augmentent la cotisation annuelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;En décembre 1921, devant la cherté de la vie, la cotisation est augmentée mais surtout, le Confrère empêché peut se faire remplacer aux cérémonies sans être taxé (article du 11 décembre 1921).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;En 1928 et 1940 les Assemblées de Confrères décident (devant l'augmentation du prix des matières premières - planches, cierges -) de relever les cotisations et le prix de l'accompagnement des défunts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;De 1859 (date de l'élection du premier Prieur) jusqu'en 1873, le nom des officiers élus est porté sur le registre officiel des statuts ; mais un rappel à l'ordre de l'évêché d'Ajaccio notifie à &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; que seuls les articles additionnels modifiant les statuts originels ont le droit d'être portés sur ce registre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le cahier de caisse&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Donc, à dater de 1873, un autre cahier est utilisé pour noter les procès verbaux des changements d'officiers et le solde de trésorerie du mandat du Prieur sortant. Les changements d'officiers de 1859 à 1915 ont lieu tous les six mois (les premiers dimanche de janvier et d'août) puis, à partir de 1915, ils seront annuels pour aboutir en 1956 à des mandats de plus en plus longs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Sur ce cahier est porté également le lieu de réunion du Bureau sortant et entrant : souvent au presbytère du curé « pro tempore » (l'abbé FERRANDI de 1873 à 1891) ou à l'oratoire Saint Antoine ou même à la sacristie de l'église. En 1894, les réunions ont lieu à nouveau au presbytère en la présence du curé GRISONI.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;De 1859 à 1956, cent deux prieurs sont répertoriés (avec le même prieur de 1956 à 1975) et à partir de 1903, les procès verbaux sont rédigés en langue française.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;L'année 1914 est marquée par l'absence de réunion ; sans doute est-ce dû au départ d'un grand nombre de Confrères pour le front.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le registre de comptabilité&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;L'étude de &lt;st1:personname st="on" productid="la Tr￩sorerie"&gt;la Trésorerie&lt;/st1:personname&gt; de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; révèle un solde toujours positif et croissant (181 francs en 1873 à 1 061 francs en 1883 et 90 200 francs en 1957), ce qui peut être expliqué par un afflux plus important d'adhérents. L'absence de documents comptables ne permet pas d'avancer d'explications plus précises. Le registre de comptabilité ne couvre que la période 1953 - 1975. Sa tenue en est très simple, ne comportant que deux rubriques :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les entrées (c'est à dire les recettes),&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les sorties (c'est à dire les dépenses).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Les entrées étaient constituées par :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les cotisations des Confrères et Consoeurs « tassa »,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les quêtes effectuées lors des fêtes de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;* messe de Saint Antoine,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;* le Vendredi Saint (Office des Morts),&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;* quête du soir lors de la fête du Très Saint Sacrement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;* la contribution volontaire lors de la distribution des oranges bénies (ces oranges étaient le plus souvent offertes par les gens du village mais quelques fois ont dû être achetées),&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;* les dons personnels.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Les sorties comprenaient :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les messes payées au curé à l'occasion des enterrements des Confrères et des fêtes de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les messes des adhérents défunts pour les sorties de deuil,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les bénédictions&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;(des oranges) payées aux curés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- l'achat des cierges pour les différentes cérémonies et enterrements,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- la location du cabriolet - corbillard,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- achat du cercueil (pour les indigents) ou de planches,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- achat d'oranges (certaines années &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; a dû en acheter faute de dons),&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- dons aux familles de Confrères défunts lorsque ces derniers décédaient loin de LUMIO (ainsi on relève une dépense de 7 800 francs de 1958 à l'occasion du décès d'un Confrère),&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- la remise en état du cabriolet - corbillard (en 1958 et 1964),&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- en 1970, &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; fit don de douze chaises à l'église (40 francs la chaise),&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;- les travaux et entretien du bâtiment de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; (en 1973 : changement de la porte d'entrée et réparation de la porte latérale - 1974-75 : travaux d'électricité, maçonnerie, peinture et vernissage).&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Nous avons là un aperçu grossier de la vie économique de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; avec des lacunes, des imprécisions voire une absence totale de documents concernant les années 1955, 1962 et 1965. Néanmoins, nous avons essayé de calculer le nombre d'adhérents (dont il n'existe aucune liste) de façon approximative, à partir du produit des cotisations, signalons qu'à partir de 1970 il n'y a plus de cotisation et quelques dons seulement entre 1971 et 1975.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301202348918201186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 184px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZGncwm8W2I/AAAAAAAAAD0/WCoa_yioKTg/s400/Sans+titre-8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;v:stroke joinstyle="miter"&gt;&lt;v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 1 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum 0 0 @1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @2 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 0 1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @6 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="sum @8 21600 0"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @10 21600 0"&gt;&lt;v:path connecttype="rect" gradientshapeok="t" extrusionok="f"&gt;&lt;o:lock aspectratio="t" ext="edit"&gt;&lt;v:imagedata title="" src="file:///C:\DOCUME~1\mattei_n\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image002.wmz"&gt;&lt;/p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nombre de confrères 1953 - 1969 (calculé d'après les cotisations)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/v:imagedata&gt;&lt;/o:lock&gt;&lt;/v:path&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:stroke&gt;&lt;/v:line&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;v:line strokeweight=".26mm" to="153pt,9.05pt" from="0,9.05pt"&gt;&lt;v:stroke joinstyle="miter"&gt;&lt;v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 1 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum 0 0 @1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @2 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 0 1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @6 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="sum @8 21600 0"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @10 21600 0"&gt;&lt;v:path connecttype="rect" gradientshapeok="t" extrusionok="f"&gt;&lt;o:lock aspectratio="t" ext="edit"&gt;&lt;v:imagedata title="" src="file:///C:\DOCUME~1\mattei_n\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image002.wmz"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none" align="left"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le cahier des amendes et radiations&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none" align="justify"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Dans l'article 21 des statuts de 1859, le Prieur invitait les Confrères à régler leur cotisation ou amendes sous peine d'être radiés. Le quatrième et dernier cahier de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, commencé en 1876 et terminé en 1952, relate les motifs des amendes et des radiations avec des annotations de réadmissions si le contrevenant avait réglé ses dettes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Parmi les motifs qui entraînent des amendes, on note le plus fréquemment le non paiement de la cotisation annuelle et le "sou des morts" ("il soldo dei morti") et l'absence aux réunions, processions et messes. L'omission du port de la "cappa" fut taxée durant toute la mandature du prieur de 7,45 francs. En 1887, la même année, on relève deux motifs anecdotiques : un caissier (P.S.) "per non aver voluto aprere la cassa per prendere il denaro per le speze..." cela lui a coûté 5 francs et il fut réadmis après avoir réglé l'amende. Le même jour (F... ), un autre administrateur fut taxé : "per non aver voluto accetare le chiave della cassa... ". On relève aussi d'autres motifs tels que la non tenue du registre, mais il y a plus grave, ainsi, en 1898, un Confrère est radié pour avoir refusé la charge de "Massaro" et le paiement de la taxe ; par contre, pour le même motif, un Confrère est seulement taxé de 24 francs en 1911. Il en coûte 25 francs à un autre Confrère pour avoir refusé la charge de prieur en 1925. Une radiation est prononcée à l'encontre d'un Confrère émigré pour non paiement de la cotisation et refus de son règlement par la famille restée au village. Mais il y avait aussi des radiations volontaires demandées par les intéressés eux-mêmes ou leur famille suite au départ vers les colonies ou le continent. Le nombre de radiations est variable, allant de dix (1881 - 1884) à vingt deux (1876) avec trois réadmissions, vingt six (1901) avec cinq radiations ; vingt cinq en 1921. Sous la mandature du même prieur, de 1950 à 1952, dix-sept radiations sont notées sans en préciser les motifs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le quatrième cahier se termine en 1952 et nous ignorons si des amendes et radiations furent encore prononcées alors que &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; perdure jusqu'en 1975 comme l'atteste le registre de comptabilité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&lt;/span&gt;L'étude réalisée sur ces quatre documents laisse beaucoup de questions en suspens car des registres manquent, notamment le cahier du Prieur, cité à l'article 5 des statuts, où ce dernier doit noter et dater les entrées et sorties de fonds de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, ainsi que le cahier du caissier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;De plus, aucun article des statuts ne stipule une aide donnée à la veuve et aux enfants du Confrère défunt (sous forme de prestations journalières pour la moisson, vendanges ou de dons d'argent). Cela est dû au fait que l'entraide par la famille, les amis et l'entourage était importante dans le village et confirmée par beaucoup de témoignages.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;La Confrérie&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt; de LUMIU fut donc importante (en 1903, cent dix Confrères et Consoeurs sont répertoriés sur un article additionnel du registre et on retrouve le même nombre de 1954 à 1957). Mais on constate, à la lecture de ces livres, un laxisme croissant dans leur tenue. Accepter la charge de Prieur, Caissier ou Massaro devient un fardeau puisque certains, en la refusant, ont dû payer une amende ou être radiés. Ce qui nous amène à une situation extrême où le même prieur occupe cette charge pendant dix-neuf ans. Cette désaffection est aussi due à une baisse de la pratique religieuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none"&gt;&lt;span style="mso-font-kerning: 14.0pt"&gt;Le but initial de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, c'est à dire l'accompagnement de ses membres au seuil de la mort, l'assurance d'une digne sépulture et des messes pour le repos de leur âme, ne paraît plus aussi impératif. En effet, le niveau de vie ayant augmenté, chacun peut enterrer ses morts selon ses moyens et l'égalité sociale qui animait l'esprit de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; y a perdu de sa force.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-RIGHT: -9pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;LE RENOUVEAU&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le samedi 24 juillet 1993 quelques habitants de Lumiu se réunirent sur la place de l’église pour recréer la confrérie Saint Antoine de Lumiu afin de veiller à la sauvegarde du patrimoine religieux de la paroisse. Il fut procédé à l’élection du Bureau et des ses membres par les 30 nouveaux Confrères, cette recréation fut effective le 2 août 1993 par parution au journal officiel (N°33 de la 125&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; année datant du 18 août 1993, avec pour objet la défense et la promotion des sites et du patrimoine culturel et religieux de Lumiu et ayant pour siège social la casazza Saint Antoine, place de l’église, 20260 Lumiu). &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ces nouveaux statuts sont ceux des associations de loi 1901 ; le but et l’administration de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, dont les textes sont empruntés à celle de Calenzana, sont les suivants :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;But de la confrérie &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;I – &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;La Confrérie&lt;/st1:personname&gt; tend à rassembler le plus grand nombre possible de chrétiens vivant à Lumiu par de nouveaux liens, sans distinction de sexe, de classe sociale, d’opinion politique. L’entrée de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; est ouverte à tous dès l’âge de la majorité et après consultation du conseil et son avis, pour les mineurs. Comme par le passé, les hommes seuls porteront l’habit de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie. D￨s"&gt;la Confrérie. Dès&lt;/st1:personname&gt; leur inscription ils auront à cœur d’avoir cet habit. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;II – L’engagement dans &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; devrait nous soutenir dans la lutte contre la paresse, la négligence, et le respect humain, nous amener à être plus fidèles, à vivre notre foi, et à participer aux célébrations de notre paroisse. Nous voulons en tant que membres de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; « Saint Antoine Abbé » de Lumiu prendre la relève des anciens de notre communauté et de transmettre le message par notre vie chrétienne - message généreux et exigeant. Ces exigences de vie chrétienne, vie qui n’est peut-être pas ou plus celle de certains d’entre nous, demeurent notre&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;but, notre idéal à atteindre. Frères et Sœurs s’y encourageront mutuellement. Nous trouverons des occasions de réfléchir aux problèmes de la vie spirituelle, sociale et communautaire, afin de mieux comprendre, mieux écouter et partant, mieux servir. Nous décidons d’un commun accord avec les membres de notre Confrérie que ces réflexions se feront neuf fois par an.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le lieu de rencontre demeure « A CASAZZA » siège traditionnel de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; qui reste le meilleur endroit pour vivre notre recherche.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;En demandant notre admission dans &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, nous nous engageons à nous retrouver tous pour les solennités suivantes, fêtes solennelles pour nos anciens :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 3"&gt;&lt;/span&gt;- Saint Antoine Abbé, notre Saint patron et Protecteur,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 3"&gt;&lt;/span&gt;- &lt;st1:personname st="on" productid="La Semaine Sainte"&gt;La Semaine Sainte&lt;/st1:personname&gt;,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 3"&gt;&lt;/span&gt;- Saint Pierre et Saint Paul,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 3"&gt;&lt;/span&gt;- Sainte Marie (15 août, Patronne de la paroisse),&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 3"&gt;&lt;/span&gt;- Le jour du 2 novembre,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-tab-count: 3"&gt;&lt;/span&gt;- La messe de Noël.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Pour ces fêtes, les hommes en habit assureront l’organisation des&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;processions.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;A la procession du Vendredi Saint, ils assureront « A GRANITULA ».&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Une recherche sera menée en commun, avec notre curé pour imaginer et organiser une grande mise en valeur de notre vie paroissiale. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;III – Comme de tous temps, les membres de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; auront pour mission spéciale d’assister ceux qui sont rappelés à Dieu, d’aider par l’assistance, la prière, ceux qui vivent l’épreuve de la séparation.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La bienfaisance est une qualité qui nous rapproche et qui nous unit. La prière, la participation aux obsèques, l’offrande de la messe pour les membres de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; défunts seront des manifestations de notre sollicitude.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Nous considérons comme un modèle d’humilité devant la mort, la sagesse des Confrères d’antan, qui imposèrent un décor liturgique identique et éloquent dans sa mise en oeuvre : mêmes cercueils, mêmes luminaires, quelles que soient les ressources familiales ; nous souhaiterions dans l’église recouvrir les cercueils d’un drap mortuaire cachant tout ornement et fioritures.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le 2 novembre, jour des Morts, les Confrères iront au cimetière en habit, et chanteront la messe et le « Libera me »&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;IV – Notre Confrérie veut travailler à l’œuvre de Rédemption en participant de son mieux au culte et à la vie sociale de son village.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;L’administration de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;I – Toute personne de bonnes mœurs participant aux fêtes de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, aux activités qu’elle suggère, et versant sa cotisation annuelle qui est à préciser, sera inscrite sur les Registres de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie."&gt;la Confrérie.&lt;/st1:personname&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Toute personne qui tomberait dans l’inconduite ou s’abstiendrait de participer aux fêtes, alors qu’elle le pourrait ou, de verser sa cotisation durant deux ans, sera considérée comme démissionnaire après rappel et avis du Conseil.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;II – Les réunions à la casazza se feront sur l’ordre du jour prévu :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;1 – programme des fêtes.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;2 – Assemblée générale.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;3 – Thèmes de réflexion.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Au cours de l’assemblée générale seront élus les dix membres du Conseil, hommes et femmes, lesquels éliront à leur tour, le Prieur, le sous-Prieur, le trésorier, le directeur des cérémonies.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le plus âgé des Confrères présidera le scrutin. Les Confrères désignés considèrent être investis d’une charge et non d’un honneur. Ils sont au service de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, donc de la communauté paroissiale toute entière.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;III – Le Prieur aura pour charge de veiller sur &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, à ce que ses membres respectent les prescriptions du règlement acceptées librement, et à ce que l’esprit de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; rayonne dans notre village. Pour les décisions qui sembleraient utiles à &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, le Prieur agira avec humilité et prudence avec l’accord de son Conseil. Il veillera à informer le prêtre de la paroisse de la vie de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;, à lui demander conseil, surtout si une décision serait à prendre à la majorité simple des dix consultants. Sans la majorité de six voix « Pour » le Prieur remettra à plus tard toute décision. Il préside un groupe de responsables, mais n’a de pouvoir que par le groupe et avec lui.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;IV – Le sous-Prieur doit remplacer le Prieur dans sa charge si celui-ci venait à être empêché. Son remplacement peut être provisoire ou en cas de force majeure durer jusqu’à la prochaine assemblée générale et au nouveau vote d’élection du nouveau bureau des conseillers.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;V – Le trésorier tient les comptes « entrées - sorties ». Il n’est pas autorisé à disposer par lui-même de l’avoir de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie. Il"&gt;la Confrérie. Il&lt;/st1:personname&gt; n’est que le dévoué et fidèle dépositaire. Il est souhaitable d’avoir un compte officiel CCP ou bancaire.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;VI – Le directeur des cérémonies veillera à la dignité et à la beauté du déroulement des processions qu’il conduira ou fera conduire, par un Confrère choisi.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La survivance du rite de &lt;st1:personname st="on" productid="la GRANITULA"&gt;la GRANITULA&lt;/st1:personname&gt; sera un de ses soucis ainsi que le retour aux chants que la tradition chrétienne de nos anciens avait enseignés. Nous resterons fidèles à ce patrimoine culturel qui a toute sa valeur. (Bâtons, lanternes, bannières, etc.)&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Unis par la même volonté de faire revivre &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; et forts de ces nouveaux statuts, les cinq mois suivant servirent à l’apprentissage des chants et de la liturgie de la messe des vivants car le premier but fixé était que la confrérie puisse présider aux cérémonies de son intronisation le 23 janvier 1994. Une chjama fut lancée auprès de toutes les confréries de Balagne qui répondirent avec enthousiasme, ainsi les confréries de Calenzana et Calvi rehaussèrent de leur présence cette célébration. La cérémonie se déroula ainsi :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Après l’accueil des confréries dans la casazza par les Lumiais, Mr Brandaloni Prieur Honoraire de Saint Antoine abbé de Calvi, plus ancienne Confrérie de Balagne, intronisa le nouveau prieur de Lumiu qui à son tour intronisa ses nouveaux confrères, suivi une procession jusqu'à l’intérieur de l’église Santa Maria où fut célébrée la grande messe.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;La même année se déroula la procession du Vendredi Saint avec un pénitent. Puis débuta l’apprentissage de la messe des défunts, qui permit, outre de rendre un dernier hommage aux personnes décédées, de pouvoir célébrer la messe des défunts tous les 2 novembre. Le 8 décembre 1995 est une date importante car notre confrérie fut désignée pour organiser la première fête de la fédération des confréries de Balagne, sous la protection de l’Immaculée Conception patronne de &lt;st1:personname st="on" productid="la Corse."&gt;la Corse.&lt;/st1:personname&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;Mais le but d’une confrérie est aussi d’aider son prochain, c’est pour cela qu’elle vint en aide à des familles du village dans le besoin, qu’elle organisa un repas de fin d’année le 31 décembre pendant quelques années mais surtout qu’elle créa " a fiera di san Petru " en 1994, qu’elle dirigea pendant deux ans avant de laisser la place à un comité de foire. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Aujourd’hui, notre Confrérie intervient (hormis pour les baptêmes, mariages ou enterrements), dans sept grandes occasions :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- le 17 janvier, fête patronale de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt;,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- pour la semaine Sainte, le Jeudi, le Vendredi Saint et le Dimanche de Pâques,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- le 29 juin, pour &lt;st1:personname st="on" productid="la Saint Pierre"&gt;la Saint Pierre&lt;/st1:personname&gt; et Saint Paul, &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- le 15 août, pour &lt;st1:personname st="on" productid="la Sainte Marie"&gt;la Sainte Marie&lt;/st1:personname&gt;, fête patronale du village&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- le 8 septembre à &lt;st1:personname st="on" productid="la Stella"&gt;la Stella&lt;/st1:personname&gt;, pour &lt;st1:personname st="on" productid="la Nativit￩"&gt;la Nativité&lt;/st1:personname&gt; de &lt;st1:personname st="on" productid="la Vierge"&gt;la Vierge,&lt;/st1:personname&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- le 2 novembre, Fête des Morts,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- et le 24 décembre, veillée de Noël.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le circuit des processions varie selon la fête :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- le tour de la place de l’église pour les 17 janvier, 29 juin, &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- la place plus une prolongation par la rue de la fontanella et retour par la poste le 15 août, &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- le tour du village pour le Vendredi Saint, avec trois stations où le pénitent tombe :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 71.25pt; TEXT-INDENT: -18pt; TEXT-ALIGN: justify; tab-stops: list 71.25pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="FONT-FAMILY: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-text-transform: uppercasefont-family:Symbol;font-size:10;"  &gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;au carubbu,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 71.25pt; TEXT-INDENT: -18pt; TEXT-ALIGN: justify; tab-stops: list 71.25pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="FONT-FAMILY: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-text-transform: uppercasefont-family:Symbol;font-size:10;"  &gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;devant l’hôtel chez Charles,&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 71.25pt; TEXT-INDENT: -18pt; TEXT-ALIGN: justify; tab-stops: list 71.25pt; mso-list: l0 level1 lfo1"&gt;&lt;span style="FONT-FAMILY: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-text-transform: uppercasefont-family:Symbol;font-size:10;"  &gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;à &lt;st1:personname st="on" productid="la Croix"&gt;la Croix&lt;/st1:personname&gt;, devant l’arrêt du car.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Le 2 novembre la procession se fait, suivant le temps, soit autour de l’église Saint Pierre Saint Paul, soit autour du cimetière.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Pour Noël, la procession se déroule du Chœur au fond de l’église puis remonte jusqu’à la crèche pour déposer l’Enfant Jésus.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;- Le 8 septembre est une fête à part puisqu’elle permet de nous retrouver avec &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; de Lavatoghju pour une messe et une procession dans le champ jouxtant le sanctuaire. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les dernières élections&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;se sont déroulées le 19 février 2005 en présence des 24 Confrères. Elles démontrent la vivacité toujours effective de &lt;st1:personname st="on" productid="la Confr￩rie"&gt;la Confrérie&lt;/st1:personname&gt; et son envie grandissante de rester au service de la communauté.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Comme nous l’avons vu tout au long de ce travail, la volonté des hommes à forger une société meilleure, plus équitable et surtout plus humaine, a été, des origines jusqu’à nos jours, l’intention des confréries.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Créées par le besoin vital d’entraide qui animait la société médiévale, ces confréries ont&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;véhiculé une " spiritualité et une forme de piété essentiellement populaire " (&lt;b&gt;Casta&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;1965&lt;/b&gt;) Durant des siècles, elles furent régies par des statuts qui ont su évoluer : tantôt rigides pour garder le sérieux de leur mission (aide aux plus démunis, accompagnement des malades, des défunts et culte des Saints patrons ), tantôt plus souples pour s’adapter à l’évolution de la société, ( Lumiu a surtout été un village de bergers et d’agriculteurs avec une grande majorité de journaliers ). Après quelques années de doute dues aux deux guerres mondiales, leur renouveau est le fruit d’un constat simple : nos sociétés ont perdu cette volonté d’unir les hommes dans une structure où l’aide et le soutien mutuels permettent de faire face aux accidents de la vie. C’est surtout sur ces points que les confréries modernes ont mis l’accent : donner à son prochain Solidarité et Réconfort.&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301204887088126834" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 322px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZGpwgBz23I/AAAAAAAAAEE/HbQXRa2TDfc/s400/ann2.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Confrérie de Saint Antoine - Registre de Comptabilité (1873)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/v:imagedata&gt;&lt;/o:lock&gt;&lt;/v:path&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:stroke&gt;&lt;/v:line&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;v:line strokeweight=".26mm" to="153pt,9.05pt" from="0,9.05pt"&gt;&lt;v:stroke joinstyle="miter"&gt;&lt;v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 1 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum 0 0 @1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @2 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 0 1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @6 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="sum @8 21600 0"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @10 21600 0"&gt;&lt;v:path connecttype="rect" gradientshapeok="t" extrusionok="f"&gt;&lt;o:lock aspectratio="t" ext="edit"&gt;&lt;v:imagedata title="" src="file:///C:\DOCUME~1\mattei_n\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image002.wmz"&gt;&lt;/v:imagedata&gt;&lt;/o:lock&gt;&lt;/v:path&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:stroke&gt;&lt;/v:line&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;v:line strokeweight=".26mm" to="153pt,9.05pt" from="0,9.05pt"&gt;&lt;v:stroke joinstyle="miter"&gt;&lt;v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 1 0"&gt;&lt;v:f eqn="sum 0 0 @1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @2 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @0 0 1"&gt;&lt;v:f eqn="prod @6 1 2"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"&gt;&lt;v:f eqn="sum @8 21600 0"&gt;&lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"&gt;&lt;v:f eqn="sum @10 21600 0"&gt;&lt;v:path connecttype="rect" gradientshapeok="t" extrusionok="f"&gt;&lt;o:lock aspectratio="t" ext="edit"&gt;&lt;v:imagedata title="" src="file:///C:\DOCUME~1\mattei_n\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image002.wmz"&gt;&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Alberti, 2005 : ALBERTI J. L.-   Evolution de la population à Lumio 1770 - 1982,  art.&lt;br /&gt;Alberti, 2005 : ALBERTI J. L.-   Naissances - décès à Lumio 1736 – 1985,  art.&lt;br /&gt;Casta, 1965 : CASTA F.-  Evêques et curés Corse dans la tradition pastorale du Concile de Trente (1570-1620), Corse Historique, 1965, n° 16-17 et  Mémorial des  Corse, Tome II, ouvrage collectif, sous la direction de F. POMPONI, Ajaccio, 1981, 512 p.&lt;br /&gt;Cervoni, Monti, Pieretti 1996 : CERVONI M., MONTI A., PIERETTI A. -  Luri, chemin d’une histoire, éd. Alain Piazzola, 1996, 396 p.&lt;br /&gt;Chélini, 1991 : CHÉLINI J.-  histoire religieuse de l’Occident médiéval, éd. Hachette « pluriel », 1991, 661 p.&lt;br /&gt;Graziani, 1993 : GRAZIANI A. M.-  Description de la Corse de A. Giustiniani, éd. Alain Piazzola, 1993, 352 p.&lt;br /&gt;Lobrichon, 1994 : LOBRICHON G.- La religion des laïcs en Occident, éd. Hachette, 1994, 242 p.&lt;br /&gt;Meunié, 2004 : MEUNIÉ C.-  Les Confréries, 600 ans de charité et de prières (du XIVème au XXème siècle), éd. Anima Corsa, 2004, 217 p.&lt;br /&gt;Mischlewski, 1995 : MISCHLEWSKI A.- Un Ordre hospitalier au moyen âge, les chanoines réguliers de Saint Antoine en viennois, éd. Pug, 1995, 231 p.&lt;br /&gt;Moracchini-Mazel, 2005: MORACCHINI-MAZEL G.- Corsica Sacra, éd. Stamperia, 2005, 344 p.&lt;br /&gt;Moracchini-Mazel, 1967 : MORACCHINI-MAZEL G.- Les églises romanes en Corse, t. I et II, éd. Klinksick, Paris, 1967&lt;br /&gt;Ravis Giordani, 2004 : RAVIS GIORDANI G.- Atlas éthnohistorique de la Corse, éd. cths, 2004, 253 p.&lt;br /&gt;Pomponi, 1979 : POMPONI F. - Histoire de la Corse, éd. Hachette 1979&lt;br /&gt;Revue Terra Corsa, 2004 : p. 47-51 -n°6, avril - mai 2004&lt;br /&gt;Taillon, 2000 : TAILLON A.- Le Concile de Trente, éd. Cerf, 2000, 135 p.&lt;br /&gt;Venard, 2000 : VENARD M.- Le catholicisme à l’épreuve de la France du XVIème siècle, éd. Cerf, 2000, 302 p.&lt;br /&gt;Vincent, 1994 : VINCENT C.- Les Confréries médiévales dans le royaume de France. XIVème – XVème siècle, éd. Albin Michel, 1994, 259 p.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sites internet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éducation religieuse au moyen âge, 2004 :L’éducation religieuse au moyen âge, - Les Confréries , (page consultée le 30 septembre2004), &lt;http://&lt;a href="http://www.eleves.ens.fr/"&gt;www.eleves.ens.fr&lt;/a&gt;/home/robin/histoire/medievale/eglise/&lt;br /&gt;populaire1.html/&gt;.&lt;br /&gt;Philippet, 2004 : PHILIPPET G.- Confréries et associations charitables, (page consultée le 30 septembre 2004) &lt;http://&lt;a href="http://www.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/confrere.html/"&gt;www.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/confrere.html/&lt;/a&gt;&gt;  &lt;br /&gt;Sinigallia, 2004 : Tiré du texte du Dottore Luca Sinigallia,- Office des biens Culturels du Diocèse de Vicence, (page consultée le 30 septembre 2004), &lt;http://&lt;a href="http://www.gruppo4.com/"&gt;www.gruppo4.com&lt;/a&gt;/sivi/iti_f/it33_f.htm/&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/v:imagedata&gt;&lt;/o:lock&gt;&lt;/v:path&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:f&gt;&lt;/v:stroke&gt;&lt;/v:line&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-3643500505032713575?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/3643500505032713575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/la-confrerie-saint-antoine-de-lumiu.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/3643500505032713575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/3643500505032713575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/la-confrerie-saint-antoine-de-lumiu.html' title='LA CONFRERIE SAINT ANTOINE DE LUMIU: Origines, statuts, renouveau - par Elisabeth Coletti, Maxime Vuillamier et Robert Coletti'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SZGpM2TQy3I/AAAAAAAAAD8/qgXMMwLV_ag/s72-c/ann1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-2053143130208063473</id><published>2009-02-08T15:54:00.006+01:00</published><updated>2009-02-08T16:39:37.840+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité'/><title type='text'>"In Lumiu Tandu" - Séance de dédicace</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300440628470276658" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SY7yqy0E4jI/AAAAAAAAACE/tA8CUUhh1bs/s400/dedicace_in+lumiu_tanda.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Le samedi 7 férvier 2009, la vente et la dédicace de l'ouvrage "In Lumiu Tandu" par les membres du C.E.R.H.L. ont permis de réunir les habitants de Lumiu, à la salle "A Rimessa", au cours d'une après-midi de convivialité...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Que les artisans de cet évènement ainsi que les nombreux participants en soient ici vivement remerciés!!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300442091165100162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SY7z_7xsqII/AAAAAAAAACM/EYCtEZ5l4bk/s400/dedicace_in+lumiu_tanda2.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300442452814734690" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SY70U_BsJWI/AAAAAAAAACU/3bzksWI7_kI/s400/dedicace_in+lumiu_tanda3.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;N'hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous sur cet après-midi de dédicace, vos impressions (félicitations ou suggestions voire critiques!!) sur l'ouvrage réalisé par le C.E.R.H.L.!!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-2053143130208063473?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/2053143130208063473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/in-lumiu-tanda-seance-de-dedicace.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/2053143130208063473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/2053143130208063473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/in-lumiu-tanda-seance-de-dedicace.html' title='&quot;In Lumiu Tandu&quot; - Séance de dédicace'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SY7yqy0E4jI/AAAAAAAAACE/tA8CUUhh1bs/s72-c/dedicace_in+lumiu_tanda.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-5497670095421869532</id><published>2009-02-05T18:27:00.005+01:00</published><updated>2009-02-08T17:09:31.283+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité'/><title type='text'>"IN LUMIU TANDU" DISPONIBLE!!</title><content type='html'>&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYsh1vp43mI/AAAAAAAAAB0/r4PWmtAmuOY/s1600-h/AFFICHE+.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5299366593740463714" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 283px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYsh1vp43mI/AAAAAAAAAB0/r4PWmtAmuOY/s400/AFFICHE+.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"In Lumiu Tandu"&lt;/strong&gt; est un ouvrage réalisé par le Cercle d'Etudes et de Recherches Historiques de Lumio et edité par Albiana. Cette collection de clichés photographiques retrace la vie du village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vente et dédicace exceptionnelle le samedi 7 février 2009, de 14h à 19h, à la salle "A Rimessa" de Lumiu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-5497670095421869532?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/5497670095421869532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/in-lumiu-tanda-disponible.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/5497670095421869532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/5497670095421869532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/02/in-lumiu-tanda-disponible.html' title='&quot;IN LUMIU TANDU&quot; DISPONIBLE!!'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYsh1vp43mI/AAAAAAAAAB0/r4PWmtAmuOY/s72-c/AFFICHE+.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-4891018620825213735</id><published>2009-01-31T17:29:00.007+01:00</published><updated>2009-02-02T12:45:16.811+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>LES VOIES DE COMMUNICATION A LUMIO - par Sylvain Mazet</title><content type='html'>Une voie de communication est une jonction entre deux ou plusieurs points situés sur un territoire. Si on veut étudier les voies de communications sur un territoire donné, il convient d’inventorier les éléments topographiques qui vont structurer ou dans une moindre mesure influencer ce réseau puis de définir, dans un second temps, les différents points de ce territoire qui doivent être reliés entre eux.&lt;br /&gt;La troisième étape de cette étude visera à présenter un essai de restitution des premières voies de communication qui permettaient de relier entre eux les sites archéologiques contemporains et d’accéder aux différentes ressources sises sur leurs territoires ou en dehors de ceux-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Présentation géographique de la commune&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le territoire de la commune de Lumio s’étend sur une superficie de 19,5 km², délimité au nord et à l’ouest par le littoral. La limite est est formée par une ligne de crête qui domine toute la commune et enfin c’est le cours du Fiume Seccu qui en constitue la limite sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297832946059450402" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 334px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWu_s08GCI/AAAAAAAAABc/7-z756glNKQ/s400/carte+g%C3%A9ographique+du+territoire+de+lumio.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Le littoral&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Le littoral de la commune se développe du nord à l’ouest sur près de 17 km de long. La côte est essentiellement rocheuse, sauf aux embouchures des fleuves ; ceux-ci charrient en effet de l’arène granitique voire des galets pour les plus vigoureux, qui, en s’accumulant forment des plages. Les principales criques du littoral ouest de la commune constituent autant d’abris pour des embarcations, lors de coup de vent d’est et particulièrement la Punta Spanu. Il est à noter que les mouillages par vent d’est sont rares en Balagne puisqu’au nombre de trois avec l’Ile Rousse et la Revellata. En revanche, par vent de secteur ouest - sud - ouest qui est dominant toute l’année, seul Sant’Ambroggio offre un abri. Lors de ces coups de vent d’ouest, la Punta Spanu constitue, elle, un danger. Pour terminer cette description du littoral, l’on se doit de mentionner la présence d’une île, celle de Spanu, longue de 220 m et large de 100 m, séparée de la Punta, par un petit bras de mer de 65 m mais aussi de quelques petits îlots, comme celui situé non loin de l’embouchure du Fiume Seccu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le relief&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Le territoire de la commune s’étage ainsi du niveau de la mer jusqu’à l’altitude de 563 m qui correspond au sommet du Capu d’Occi. La limite communale est formée, dans sa partie haute, par cette limite naturelle qu’est la ligne de crête passant par le Capu Bracaghju (556 m), se poursuivant vers le Capu d’Occi, puis vers le Capu Luna Piana (345 m). Des lignes de crêtes secondaires partent en étoile de cette ligne de crête principale : abruptes au début, elles se terminent mollement non loin du littoral, isolant six vallées littorales. Néanmoins, deux grands ensembles se dégagent : une grande partie du territoire de la commune est tournée vers la vaste plaine alluviale de Santa Catalina, dont la limite nord est constituée par l’interfluve regroupant la Capu Bracaghju, le Capu d’Occi puis descendant vers le Monte Ortu (213 m). Le reste du territoire de la commune, lui, occupe un autre ensemble géographique, la petite vallée littorale de Sant’Ambroggio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le réseau hydrographique&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Il se compose de cinq cours d’eau, se jettant dans la mer. Le premier , long de 1500 m se forme dans le thalweg, en contrebas de la Bocca di Forcolina et débouche un peu après la plage de Sant’Ambroggio. Le second prend naissance en contrebas du col situé entre le Monte Ortu et A Fuata et débouche sur le littoral 1,7 km plus loin. Le troisième prend sa source sur les flancs du Monte Ortu et se jette dans la mer à l’Arinella. Le quatrième se forme sur le flanc est du Monte Ortu, passe au pied de Malacucina, puis non loin de la station d’épuration et de la décharge de Lumio et débouche dans la mer dans une petite crique rocheuse bien découpée. Le cinquième est le Fiume Seccu qui se distingue des précédents puisqu’il ne prend pas sa source sur le territoire de la commune de Lumio mais au fond de la plaine alluviale de Santa Catalina, sur les flancs du Monte Grosso (1937 m d’altitude). Sur la commune de Lumio, il reçoit les eaux des ruisseaux de Falasca, Patricciola et Canapile, avant de se jeter dans la mer au niveau de la plage de Sainte Restitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les éléments structurants du réseau de communication&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Les cols&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le col est la partie déprimée d’une ligne de crête, utilisée pour passer d’un versant à un autre. Sur la commune de Lumio, on trouve cinq cols principaux. Trois d’entre eux se tiennent sur la ligne de crête principale décrite plus haut. Ils permettent de sortir de la commune et d’accéder à un autre ensemble géographique que constitue la petite plaine d’Aregno - Corbara. Il s’agit du col situé à 402 m d’altitude, non loin de la chapelle Notre Dame de la Stella, entre le Capu d’Occi et la Capu Bracaghju. La Bocca di Forcolina (261 m) se situe entre le Capu d’Occi et le Capu Luna Piana. Enfin, le col situé entre I Monti et le Capu Luna Piana culmine à 251 m d’altitude. Les deux derniers cols principaux de la commune sont ceux situés sur cette ligne de crête secondaire bien marquée puisque fermant au nord la vaste plaine de Santa Catalina : il s’agit, pour le premier, du col se trouvant entre le Monte Ortu et A Fuata (177 m d’altitude) et le second est localisé entre le village d’Occi et A Fuata (environ 220 m d’altitude).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les ports naturels&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les plages peuvent constituer des zones d’accostage privilégiées, selon les conditions météorologiques. On compte sept plages formées d’arène granitique et une de galets, celle de Sainte Restitude. Néanmoins, seules les plages principales ont pu remplir ce rôle éventuel : il s’agit de celle de Sant’Ambroggio, par vent d’ouest, de Porto Algajo et de Sainte Restitude, par vent d’est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les ponts&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Nous l’avons vu, de par sa nature et son caractère saisonnier, le réseau hydrographique ne constitue pas un obstacle aux communications, au niveau du franchissement de leurs cours comme pourrait l’être un fleuve très large. Cependant, ayant entaillé le relief, il conditionne et structure ces voies de communication. Ainsi, on trouve seulement un pont, celui permettant de traverser le cours du Fiume Seccu, le cours d’eau le plus important de la commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le réseau actuel des voies de communication&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les routes&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;La Route Nationale 197 traverse le territoire de la commune, du sud-ouest au nord-est. Elle emprunte un pont afin de traverser le Fiume Seccu puis remonte dans un vallon jusqu’au village de Lumio. Elle passe la ligne de crête secondaire délimitant la plaine de Santa Catalina par le col situé entre le Monte Ortu et A Fuata afin de traverser la vallée littorale de Sant’Ambroggio qu’elle quitte près de Ribe grâce à un aménagement particulier de la route puisque celle-ci a été taillée dans le granite, dans les flancs de la dernière éminence qui jalonne cette ligne de crête. Elle permet d’accéder par une voie côtière à la petite dépression littorale de San Damiano. Un peu avant, une route descend de façon abrupte par une série de lacets afin de desservir la marine de Sant’Ambroggio.&lt;br /&gt;La Route Départementale 71 quitte la RN 197 à la sortie du village de Lumio et emprunte quant à elle, l’autre col situé au pied de la butte d’A Fuata. Elle traverse la vallée littorale de Sant’Ambroggio en dominant la RN 197, et emprunte la Bocca di Forcolina qui donne accès directement à la plaine d’Aregno-Corbara. Cette route longe, à mi-pente, la ligne de crête sur laquelle se tient le Capu d’Occi, en s’élevant doucement (pente de 1°) puisqu’elle relie les deux cols culminant à 220 et 261 m d’altitude et distants de 1,8 km.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le chemin de fer&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tout comme la RN 197, la voie ferrée pénètre sur le territoire de la commune au sud-ouest et traverse le Fiume Seccu grâce à un pont. Elle s’écarte ensuite de la route nationale en optant pour un tracé davantage côtier, longeant le littoral. Elle traverse ainsi la commune en ne montant pas plus haut que 54 m qui correspond au petit col où sont implantés les résidences de Cocody (« Orsu Longu » sur la carte topographique) à Sant’Ambroggio. Elle rejoint le tracé de la route nationale pour quitter cette vallée littorale puisqu’elle se tient en contrebas au niveau de Ribe. En résumé, la voie de chemin de fer semble utiliser ce tracé côtier, éloigné au maximum de 800 m du littoral, lorsqu’elle évite la Punta Spanu, afin de profiter des basses altitudes de cette zone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le réseau ancien des chemins cadastraux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En dehors des voies de communication utilisées majoritairement de nos jours, subsistent encore un réseau de chemin qui quadrille la commune de Lumio. Il s’agit des anciens chemins qui étaient utilisés pour se rendre sur les parcelles de terrain appartenant aux habitants de la commune. Ces chemins passent entre les propriétés et sont donc généralement encadrés par deux murs. Ils desservaient sur l’ensemble de la commune les pagliaghji et les raccordaient aux hameaux principaux de Lumio et d’Occi et permettaient d’accéder, par différents cols, aux ensembles géographiques voisins que nous avons déjà décrits. C’est le cas de quatre chemins, en plus des routes nationale et départementale actuelles qui empruntent certainement les tracés d’anciens chemins. Le premier permet de sortir de la vallée littorale de Sant’Ambroggio en suivant la voie côtière, également utilisée par la voie de chemin de fer. Le deuxième passe par la col situé entre Capu Luna Piana et I Monti et permet de raccorder les nombreux pagliaghji situés sur cette crête à la plaine d’Aregno-Corbara. Le troisième chemin emprunte le col situé non loin de la chapelle Notre Dame de la Stella et permet d’aller au village de Lavatoggio. Le quatrième chemine au pied de la crête sur laquelle se situe le Capu Bracaghju en la longeant. Il débouche sur le thalweg qui mène au Bocca di Salvi (509 m), autre col important dans les communications de la plaine de Santa Catalina.&lt;br /&gt;De plus, on peut observer que le Fiume Seccu, sans être une barrière infranchissable, influence nettement le réseau. Les chemins cadastraux utilisent les lignes de crête secondaires et rallient le fleuve, sans doute pour le traverser grâce à des gués mais aussi pour récupérer l’axe qui le longe et qui constitue une voie privilégiée d’entrée dans la plaine. Ce réseau se structure également en étoile autour du village de Lumio qui semble « aspirer » les axes de ces chemins. Autre paramètre intéressant : il semblerait que les tracés de ces voies empruntent davantage les chemins de crêtes, comportant pour certains des dénivelés importants ; on peut se demander si ces chemins n’étaient pas destinés plus particulièrement à la marche à pied avec portage à dos d’homme et que d’autres chemins moins pentus étaient davantage adaptés au portage avec un animal bâté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297828178841003778" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 369px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWqqNjfZwI/AAAAAAAAABU/TH6faaHUsiA/s400/voies+de+communication+sur+la+commune+de+lumio.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Un réseau pré- et protohistorique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les sites archéologiques&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les sites archéologiques retenus sont ceux appartenant aux périodes pré- et protohistoriques mais aussi à l’Antiquité. Une description de ces gisements a été faite dans le bilan de la recherche archéologique sur la commune de Lumio. Ils rendent compte de l’état actuel des connaissances ; des sites restant inconnus ou ayant été détruits par des constructions modernes. De même, l’estimation de l’occupation d’un site se basant sur l’étude de structures et des vestiges recueillis sur le sol, au mieux exhumés, ne peut servir qu’à regrouper des sites au sein de périodes larges couvrant plusieurs millénaires mais ayant le mérite de rendre plus commode leur analyse et leur comparaison.&lt;br /&gt;On observe en premier lieu que ces sites se tiennent à 42% dans la zone littorale (0 à 40 m), à 47% dans la zone de piémont (40 à 240 m) et enfin 11% des sites occupent une position davantage montagneuse (240 à 560 m). Afin de faciliter cet essai de restitution des voies de passage, nous ne retiendrons pour le Néolithique, période couvrant plusieurs millénaires, que les sites du Néolithique final. L’Age du Bronze et l’Antiquité seront également pris en compte dans cette étude.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Essai de restitution des premières voies de passage…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Lorsque l’on observe la carte réunissant les voies de passages recensés et ce de façon non exhaustive, on se rend compte de la densité de ce réseau, créant une maille fine sur le territoire de la commune. En ajoutant les sites archéologiques, on peut observer qu’ils sont pour la plupart desservis par un chemin ou une route utilisée dans le passé ou actuellement. Ainsi, dans le but de reconstituer les voies de communication reliant les sites aux éléments structurants du relief, on peut utiliser les voies existantes, que nous empruntons actuellement, et s’en servir comme jalons pour notre essai de restitution.&lt;br /&gt;Trois sites occupés au cours du Néolithique final, se tiennent sur la commune ; il s’agit de U Cugnolu, Muratellu et A Fuata. Le premier distant du littoral de 250 m et culminant à une dizaine de mètres d’altitude semble en rapport étroit avec la côte. Le second, à 111 m d’altitude, occupe une position intermédiaire entre U Cugnolu et A Fuata, perché, lui, sur une petite butte à 239 m d’altitude. Trois zones du territoire sont donc représentées, à savoir, la zone littorale offrant des possibilités d’activités halieutiques et d’éventuels échanges maritimes, la zone de piémont permettant l’exploitation de terrains aux reliefs plus doux favorisant une mise en culture et enfin la zone de crête, commandant des cols et facilitant le contrôle visuel du territoire. L’axe reliant ces trois sites est encore actuellement emprunté puisque il s’agit du tracé de la RN 197. &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297825965958282642" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 316px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWopZ7IvZI/AAAAAAAAABE/fmErzh-udaw/s400/axe+de+communication+au+n%C3%A9olithique+final.jpg" border="0" /&gt;  &lt;div&gt;Durant l’Age du Bronze, les deux sites connus sur le territoire de la commune, le Monte Ortu et Porte Vecchje occupent des positions perchées, naturellement défensives. Si Porte Vecchje, de par sa position - sur une ligne de crête, à l’écart des axes de communication naturels - semble enclavé, le site du Monte Ortu, lui, permet de contrôler les cols proches ainsi que toute la plaine de Santa Catalina tout en exerçant une surveillance sur le littoral. C’est à cette position privilégiée que l’on doit sans doute la découverte, lors de la fouille d’une des terrasses du site, d’une céramique décorée de motifs caractéristiques de la culture apenninique du Bronze final, pouvant attester de contacts maritimes avec l’Italie péninsulaire. Un axe reliant le site au littoral mais aussi aux cols proches permettant d’accéder aux ensembles géographiques voisins (vallée littorale de Sant’Ambroggio, plaine d’Aregno-Corbara) se dessine nettement. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297822976636166770" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 316px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWl7Z1NInI/AAAAAAAAAAs/IDc_1gguZR8/s400/axe+de+communication+%C3%A0+l%27Age+du+bronze.jpg" border="0" /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour la période antique, on remarque en premier lieu, que les sites sont proches du littoral. A Chjalza, Ilôt de Spanu et Sant’Ambroggio sont des sites côtiers, en rapport direct avec la mer et ses routes commerciales. Nous l’avons déjà dit, Sant’Ambroggio offre, par vent dominant d’ouest, un abri privilégié et une zone d’accostage grâce à sa plage, ce qui pourrait justifier l’implantation de ce site.&lt;br /&gt;Le site se trouvant sur l’îlot de Spanu pourrait également être en rapport avec ces voies maritimes, pouvant signaler le danger de cette pointe.&lt;br /&gt;Les deux autres sites antiques de Porta a a Vechja et Cala Prudente sont placés légèrement en retrait par rapport à la ligne du rivage, le premier à 400 m d’une petite crique déjà décrite et le deuxième à 800 m de Porto Algajo, près du petit col qui permet de la relier à la marine de Sant’Ambroggio.&lt;br /&gt;Des chemins se dessinent donc permettant de desservir ces sites : l’un reliant le site de Sant’Ambroggio à la Punta Spanu et qui devait être à peu près le même que celui actuel. Un autre, partant de Sant’Ambroggio longe le littoral vers le nord, passe par A Chjalza afin de rejoindre la petite dépression littorale de San Damianu. Un chemin existe actuellement et emprunte ce même tracé. Un autre relie Porto Algajo à Sant’Ambroggio et passe par le site de Cala Prudente.&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297824216234342434" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 316px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWnDjscOCI/AAAAAAAAAA8/AEUbsLhVFvQ/s400/axe+de+communication+durant+l%27antiquit%C3%A9.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sources bibliographiques :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Allegrini Simonetti F., 2001, La Balagne et la mer, des origines à la fin du Moyen Age, Thèse de doctorat, Université de Corse, Corte, 228p.&lt;br /&gt;Weiss M.C. (dir.), 1988, La Balagne, Université de Corse, Corte, Vol. 1, 527 p.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Sources cartographiques :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Orthofotocol, IGN, 1/25000, 2002.&lt;br /&gt;BD Alti, IGN, Modèle numérique de terrain (pas de 50 m)&lt;br /&gt;BD Carto, IGN, 1/50000&lt;br /&gt;Scan 25, IGN, 1/25000&lt;br /&gt;Carte topographique, IGN, 1/50000, 1957.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-4891018620825213735?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/4891018620825213735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/les-voies-de-communication-lumio-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/4891018620825213735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/4891018620825213735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/les-voies-de-communication-lumio-par.html' title='LES VOIES DE COMMUNICATION A LUMIO - par Sylvain Mazet'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWu_s08GCI/AAAAAAAAABc/7-z756glNKQ/s72-c/carte+g%C3%A9ographique+du+territoire+de+lumio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-2794123413425965140</id><published>2009-01-25T15:21:00.002+01:00</published><updated>2009-01-25T15:33:05.906+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>L'EPERON DU MONTE ORTU - par Michel Claude Weiss</title><content type='html'>A deux pas du village de Lumio, l'éperon du Monte Ortu semble avoir retenu l'attention des groupes néolithiques et surtout de l'Age du Bronze pour des raisons essentiellement défensives. La raideur de ses flancs ainsi que la mise en place d'une enceinte de gros voire très gros blocs paraissent le démontrer. L'éperon allongé, qui culmine à 213 m, domine le golfe et l'arrière-pays de Calvi. C'est un élément typique du paysage balanin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La zone nord du sommet de l'éperon rassemble neuf terrasses situées au milieu de rochers granitiques de taille imposante. Ces terrasses, dont la superficie est assez exiguë, semblent former une organisation naturelle en mesure de favoriser voire de provoquer un établissement humain. Même si elles se trouvent à des altitudes légèrement différentes, elles communiquent facilement entre elles; en fait, aucun de ces replats n'est isolé. Tout le flanc ouest du secteur habité porte une enceinte de gros blocs (quelques-uns ont une largeur nettement supérieure à 2 m), alignement d'éléments posés sur la roche en place granitique. Le tracé du mur est interrompu plusieurs fois, quelques blocs ayant pu dévaler la pente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une campagne de sondages, en 1978, les fouilles relatives au Monte Ortu prirent place de 1981 à 1993, à raison d'un mois par an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces travaux ont apporté indiscutablement un lot appréciable d'informations nouvelles et permis de conforter plusieurs idées dégagées à l'occasion d'autres études ou fouilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, il faut souligner la complémentarité des deux replats exploités, les terrasses 4 et 8. Ces endroits ont pu être fréquentés au même moment (ainsi, le Bronze final est représenté dans les deux secteurs intéressés par des séquences importantes), mais il est non moins évident que les aménagements médiévaux, centrés sur le XVe siècle de notre ère, concernent seulement le replat supérieur, ce qui est le cas également du Bronze ancien voire du Bronze moyen. Pour ce qui est du Néolithique, il est plus difficile de se prononcer car la base du remplissage de la terrasse 4 n'a pas été totalement décapée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, le nombre de sols organisés découverts, sols entiers ou pratiquement entiers, est tout à fait important. Pour une période allant du Néolithique au Moyen Age, nous avons désormais la possibilité de reconstituer l'évolution de l'habitat local de façon acceptable et de proposer à tout le moins des restitutions graphiques. En effet, parmi les documents remarquables mis au jour lors des diverses campagnes de fouilles, on mentionnera les deux cabanes des terrasses 4 et 8. L'habitation du Bronze ancien du premier replat utilise largement les appuis rocheux naturels du lieu. Un beau foyer appareillé, un sol dallé et une entrée sous roche sont les caractères essentiels de cette cabane au toit à une pente. Quant à la structure d'habitat de la terrasse 8, elle annonce des formes modernes de construction : superficie notable, deux pièces complémentaires, toit à double pente et cloisons en torchis. Par ailleurs, contrairement à celle du Bronze ancien, elle évite soigneusement les forts appuis rocheux, sans doute pour des raisons de ruissellement. Cette conception nouvelle trouve peut-être une explication dans le fait que la station balanine a subi l'influence d'un courant italique, en l'occurrence subapenninique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si plusieurs niveaux révèlent d'indiscutables habitats, il en est quelques-uns, sur la terrasse 8, qui peuvent correspondre à des lieux spécialisés dans certaines activités liées à la cuisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un fait mérite un court commentaire: l'utilisation et la régularisation de plusieurs masses rocheuses du site, soit pour faciliter le passage entre deux replats (par exemple entre les&lt;br /&gt;terrasses 6 et 8), soit pour installer une habitation. C'est d'ailleurs l'un des caractères de l'habitation ancienne ou traditionnelle de la Corse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul l'Age du Bronze final paraît avoir intéressé l'ensemble du site; à ce moment-là devait exister au Monte Ortu un village bien organisé et défendu retenant une population conséquente. Cependant, il convient de ne pas oublier que l'occupation préhistorique s'étendait également au pied du secteur rocheux élevé étudié jusqu'à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site révèle encore des sols d'occupation du Néolithique évolué ainsi que du Néolithique terminal, faisant écho aux découvertes du site voisin de A Fuata. Mais aussi, et de façon plus inattendue, des restes du Néolithique ancien, trouvés essentiellement à l'occasion de ramassages de surface effectués en contrebas du relief, dans une zone d'accès facile. La nature de cet emplacement est d'ailleurs tout à fait comparable à celle des autres installations balanines de cette phase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs stades d'évolution de la station ont pu être datés par la méthode du Carbone 14 :&lt;br /&gt;-le Bronze ancien (1540 ± 100 RC. pour la couche ID du sondage 2 de la terrasse 4) ;&lt;br /&gt;-le Bronze final (900 et 880 ± 60 B.C. pour la couche na de la terrasse 8) ;&lt;br /&gt;-le Moyen Age (1420 ± 80 de notre ère pour la couche Th du sondage 2 de la terrasse 4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on considère que les vestiges du Néolithique ancien remontent au sixième millénaire avant notre ère et que ceux du Néolithique évolué-terminal s'inscrivent à tout le moins dans le troisième millénaire, on se rend compte que ce gisement de la Balagne occidentale, de par le nombre de millénaires concernés mais aussi et surtout, nous l'avons vu, en raison de l'originalité et de l'importance de la documentation fournie, est l'un des points archéologiques les plus significatifs de toute l'île.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-2794123413425965140?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/2794123413425965140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/leperon-du-monte-ortu-par-michel-claude.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/2794123413425965140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/2794123413425965140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/leperon-du-monte-ortu-par-michel-claude.html' title='L&apos;EPERON DU MONTE ORTU - par Michel Claude Weiss'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-4067379930256319648</id><published>2009-01-23T18:26:00.003+01:00</published><updated>2009-02-01T16:20:54.705+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>LE VILLAGE NEOLITHIQUE DE A FUATA - par Pierre Neuville</title><content type='html'>&lt;div&gt;Depuis 1997, une équipe du groupe de recherches préhistoriques de Corse, secondée par des bénévoles du village (1) a entrepris l’étude du gisement situé sur la colline de A Fuata, à un kilomètre au nord de l’agglomération. Sous la direction de l’auteur elle a pu mener à bien d’intéressantes découvertes.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fig. 1 : Le gisement (vu du nord)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Présentation&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;L’organisation du site couvre le sommet et le versant ouest de la colline s’élevant à 239 mètres, où sur près d’un hectare ont pu être identifiées treize terrasses ayant accueilli des petits groupes préhistoriques. Toutes ont livré du matériel de surface significatif et homogène. Trois d’entre elles ont fait l’objet de sondages positifs. Les travaux en cours concernent la cinq (V), la plus au nord, présentant une surface utile de plus de cinquante mètres carrés.&lt;br /&gt;Les travaux effectués jusqu’à ce jour ont permis la mise au jour de nombreux vestiges, mais aussi de deux structures (assises de constructions), juxtaposées, uniques pour la Balagne, pour la période considérée (Néolithique final- 2500-2200 a.v J.C. ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le lithique&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Dans les documents lithiques, 9536 au total, on dénombre 56 pointes de flèches et plus de cent dix instruments ou outils allant du simple grattoir au matériel lourd de broyage (meules creuses), en passant par les racloirs, perçoirs, lames ou lamelles, haches ou vases en pierre polie (fig. 2).&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297838199974550658" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 325px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWzxhL6XII/AAAAAAAAABk/tvYVuRdZAWQ/s400/dessin_fuata.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Légende : 1 à 4 : pointes de flèches ; 5 : grattoir frontal ; 6 : grattoir à encoche ; 7 : racloir ; 8 et 9 : perçoirs ; 10 : fragment de lame ; 11 : fragment de lamelle ; 12 : nucleus ; 13 : oreille à perforations verticales ; 14 : départ d’anse ; 15 : bouton d’ornement ; 16 : microsillons ; 17 : cannelure ; 18 : traits cannelés ; 19 : fusaïole.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fig. 2 : Matières lithiques et céramique&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La céramique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Parmi les 47768 tessons de poterie exhumés, 2416 sont des éléments caractéristiques représentant des formes (bols, cols, panses , etc…), des moyens de préhension (anses, oreilles, boutons, etc…) ou des décors (motifs cannelés, cordons, boutons, etc…) (fig.2).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les structures&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Les structures représentent l’intérêt majeur de la fouille. La première découverte (la plus récente) se présente comme une assise rectangulaire couvrant quelques 37 à 38 mètres carrés de surface. Elle est constituée, sur trois de ses côtés, par des alignements de blocs débités et épannelés, parfaitement alignés. Le côté restant résulte d’une série de blocs, non appareillés et d’éléments de roche en place. La seconde, plus ancienne, offre une surface réduite de moitié (15 m2) mais paraît plus soignée (fig 3). Leur destination reste encore à déterminer (habitat ou usage collectif ?).&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297848775615539602" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 274px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYW9ZGhNaZI/AAAAAAAAABs/beRAkPxfVe4/s400/plan_fuata.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fig. 3 : Les structures&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les premiers enseignements&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;D’une première étude de ces documents il est permis de penser que nous nous trouvons en présence d’un véritable village d’agriculteurs -éleveurs. La première de ces activités étant attestée par le matériel de broyage (meunerie) et les lamelles d’obsidienne ayant pu servir à armer les faucilles indispensables pour moissonner les céréales. La seconde, par les fusaïoles employées au filage de la laine des troupeaux d’ovins ainsi que de quelques restes d’ossements d’animaux consommés. La chasse au petit gibier à poil, voire aux volatiles peut, elle, être inférée des pointes de flèche miniatures (fig. 2 : 3 et 4) Aucun objet rappelant des activités halieutiques (pêche) n’a été relevé, ce qui ne les exclut pas pour autant en un lieu aussi près de la mer.&lt;br /&gt;Le choix du lieu d’implantation et l’organisation défensive du gisement dont des restes sont encore visibles attestent d’un degré déjà avancé de structuration et de hiérarchisation internes des groupes l’ayant fréquenté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__________________________________&lt;br /&gt;(1) Le Dr et Mme Coletti, P. Callais, Th. Brunini, G. et M. Paravisini, P. Popeye et A. Savelli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neuville (P) - 1988 - In « Les temps anciens du peuplement de la Corse », La Balagne I, (direc. M. Cl. Weiss), Université de Corse, pages 237 et 238.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-4067379930256319648?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/4067379930256319648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/le-village-neolithique-de-fuata-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/4067379930256319648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/4067379930256319648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/le-village-neolithique-de-fuata-par.html' title='LE VILLAGE NEOLITHIQUE DE A FUATA - par Pierre Neuville'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SYWzxhL6XII/AAAAAAAAABk/tvYVuRdZAWQ/s72-c/dessin_fuata.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-122466812768396206</id><published>2009-01-23T17:39:00.009+01:00</published><updated>2009-01-31T17:43:00.383+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>BILAN DE LA RECHERCHE PRE- ET PROTOHISTORIQUE SUR LA COMMUNE DE LUMIO - par Sylvain Mazet</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SXn5fz5HcbI/AAAAAAAAAAU/0DeeCLA_I0E/s1600-h/carte+arch%C3%A9ologique+de+lumio.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5294537161851761074" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 384px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SXn5fz5HcbI/AAAAAAAAAAU/0DeeCLA_I0E/s400/carte+arch%C3%A9ologique+de+lumio.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SXn3wHFNs1I/AAAAAAAAAAM/IUSUqRlbMUM/s1600-h/carte+arch%C3%A9ologique+de+lumio.jpg"&gt;&lt;/a&gt;LES SITES&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Fuata:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce site a été prospecté et est fouillé par P. Neuville. Il occupe une butte culminant à 239m d’altitude, positionnée sur la ligne de crête descendant du Capu d’Occi (563m) et délimitant la vaste plaine de Santa Catalina. Le site se caractérise par une organisation de son habitat en terrasses, circonscrit par une enceinte faite de gros blocs juxtaposés. L’occupation de ce site est attribuée à la fin du Néolithique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Arinella :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Cet endroit a été prospecté par P. et Y. Neuville. Le site, où ont été ramassés des vestiges attribuables au Néolithique, se trouve près d’un affleurement rocheux, sur une pente douce s’inclinant vers la mer, à une altitude de 10m environ. Aucune structure se rapportant à ces vestiges n’a été observée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Arnaghju :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce site a été prospecté par P. Neuville. Il occupe la partie sommitale d’une butte (111m d’altitude) située en contrebas du Monte Ortu et organisée en terrasses. Il pourrait s’agir d’un habitat du Néolithique, d’après le matériel céramique et lithique récolté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cala Prudente :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Prospecté par F. Allegrini-Simonetti, ce site occupe un replat d’une trentaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, situé dans la petite vallée littorale débouchant dans la baie Algajo. Les vestiges céramiques recueillis renvoient à une occupation antique de ce site, précisément entre 200 et 500 ap. J.-C. Aucune structure se rapportant à ces vestiges n’a été observée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chjalza :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Situé au pied de la ligne de crête descendant du Capu Luna Piana (345m) entre la Punta di Sant’Ambroggio et la Punta di San Damiano, un autre replat, à proximité immédiate du rivage, à 5m d’altitude a été prospecté par F. Allegrini- Simonetti ; de la céramique caractéristique du Ier siècle ap. J.-C. y a été ramassée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fussatu :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce site a été prospecté par J. Fratacci puis par P. et Y. Neuville. Cet éperon, culminant à 235m d’altitude, se tient en contrebas du Capu Luna Piana et domine la petite baie de Sant’Ambroggio. Les vestiges céramiques et lithiques récoltés sur les pentes ouest seraient attribuables au Néolithique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ilot de Spano :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce site a été prospecté par F. Allegrini-Simonetti. Au sommet de cet îlot culminant à 14m d’altitude, situé à la Punta Spano a été observée une structure quadrangulaire arasée (5 x 3m). Le matériel céramique récolté alentour pourrait permettre d’attribuer l'occupation de ce site à la période antique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Larata :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce site a été prospecté par P. Neuville. Positionné à 53m d’altitude, sur une croupe de terrain descendant vers le lit du Fiume Seccu, il se caractérise par la présence de vestiges céramiques et lithiques évoquant le Néolithique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Monte Ortu :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce site a été prospecté par P. Neuville puis fouillé sous la direction de M.C. Weiss. Il occupe un éperon rocheux (213m d’altitude), défendu naturellement par des aplombs importants mais aussi par une enceinte en gros blocs barrant le flanc ouest. L’habitat s’étendant sur plusieurs terrasses au sommet de l’éminence, est documenté, d’après les travaux en profondeur effectués, pour le Néolithique et l’Age du Bronze - précisément le Bronze ancien et final. Sa position stratégique, sur la ligne de crête fermant la plaine de Santa Catalina, à proximité d’un col, d'où un contrôle visuel sur le littoral et la plaine, a attiré différents groupes pré- et protohistoriques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Muratella :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Inventé par J.M. Moretti, puis étudié par S. Goedert et P. Neuville, ce site occupe une butte, positionnée à 111m d’altitude sur la ligne de crête secondaire descendant du Capu Bracaghju et se finissant près du Fiume Seccu. Si aucune structure particulière n’a été observée au sol, le matériel céramique et lithique recueilli permet d’avancer une occupation de site au cours du Néolithique final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Porta à a Vecchia :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce site a été prospecté par F. Allegrini-Simonetti. A une altitude de 25m, à proximité du petit cours d’eau prenant naissance sur le flanc est du Monte Ortu et passant à l’ouest de la butte d’Arnaghju, sur une pente douce s’inclinant vers la mer, de nombreux tessons de matériaux de construction attribuables à l’Antiquité ont été recueillis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Porte Vecchje :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Un sondage effectué par P. Neuville, sur une terrasse bien délimitée par des gros blocs, située sur un replat, en contrebas du Capu Bracaghju, à une altitude de 510m, a permis d’individualiser trois couches, se caractérisant chacune par la présence de vestiges évoquant l’Age du Bronze, l’Age du Fer et le Moyen Age.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Porte Vecchje Corsu :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Des armatures à tranchant transversal, évoquant le Néolithique ancien, ont été trouvés par P. et Y. Neuville, sur les replats situés sur les flancs sud du Capu Bracaghju, à une altitude d’environ 460m.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ribe Rossu :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Prospecté par P. et Y. Neuville, le site se tient sur une croupe dominant le Fiume Seccu, à 65m d’altitude. Le matériel recueilli évoque le Néolithique moyen ou le Néolithique final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Salducci :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce site a été prospecté et fouillé par P. Neuville. Deux sondages ont été implantés au sommet de cette colline aux formes douces, culminant à 116m d’altitude, positionnée sur la ligne de crête secondaire descendant du Capu Bracaghju et se finissant près du Fiume Seccu. Le matériel lithique et céramique mis au jour évoque le Néolithique moyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sant’Ambroggio:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A une altitude d’une quinzaine de mètres, le petit relief dominant la plage de Sant’Ambroggio abritée du vent d’ouest, devait accueillir un site antique, d’après le matériel céramique recueilli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Allegrini Simonetti F., 2001, La Balagne et la mer, des origines à la fin du Moyen Age, Thèse de doctorat, Université de Corse, Corte, 228p.&lt;br /&gt;Weiss M.C. (dir.), 1988, La Balagne, Université de Corse, Corte, Vol. 1, 527 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-122466812768396206?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/122466812768396206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/bilan-de-la-recherche-pre-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/122466812768396206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/122466812768396206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/bilan-de-la-recherche-pre-et.html' title='BILAN DE LA RECHERCHE PRE- ET PROTOHISTORIQUE SUR LA COMMUNE DE LUMIO - par Sylvain Mazet'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dUvWpT8o6qs/SXn5fz5HcbI/AAAAAAAAAAU/0DeeCLA_I0E/s72-c/carte+arch%C3%A9ologique+de+lumio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-6833250107663995124</id><published>2009-01-22T16:27:00.003+01:00</published><updated>2009-01-22T16:58:18.779+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>REPERES CHRONOLOGIQUES</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Préhistoire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;6000 av. J-C&lt;/strong&gt; Néolithique ancien, l’homme vie de collecte, de pêche, de chasse, il pratique l’élevage (chèvres, moutons, porcs) balbutiement de l’agriculture. Il utilise des outils de pierre et des ustensiles de cuisine allant au feu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4500 av. J-C&lt;/strong&gt; Néolithique moyen,&lt;br /&gt;&lt;em&gt;          Bilan de la recherche archéologique&lt;br /&gt;          Vestiges préhistoriques&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3000 av. J-C&lt;/strong&gt; Néolithique final, les hommes sont de plus en plus nombreux et développent l’agriculture.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;          Le village Néolithique de la Fuata&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2000 av. J-C&lt;/strong&gt; Age du Bronze, la société se hiérarchise, villages fortifiés, castelli, torre, civilisation Torréenne.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;         L’éperon du Monte Ortu&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;700 av. J-C&lt;/strong&gt; Age du Fer, l’activité au sein du village s’intensifie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Antiquité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;600 av. J-C&lt;/strong&gt; époque archaïque.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;565 av. J-C&lt;/strong&gt; Fondation d’Alalia par les Phocéens.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;540 av. J-C&lt;/strong&gt; passage des Etrusques et Carthaginois.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;259 av. J-C&lt;/strong&gt; Conquête et colonisation romaine, Pax Romana.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;212 ap. J-C&lt;/strong&gt; Antiquité tardive, arrivée du Christianisme.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;455 ap. J-C&lt;/strong&gt; début des invasions barbares avec les Vandales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Moyen-Âge&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;500 ap. J-C&lt;/strong&gt; Haut Moyen-Âge.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;545 ap. J-C&lt;/strong&gt; invasion des Ostrogoths.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;562 ap. J-C&lt;/strong&gt; occupation byzantine&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;725 ap. J-C&lt;/strong&gt; la Corse conquise par les Lombards&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;754 ap. J-C&lt;/strong&gt; promesse de donation de la Corse au Saint Siège par Pépin le Bref.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;774 ap. J-C&lt;/strong&gt; donation de Charlemagne, invasions ponctuelles sarrasines pendant deux siècles.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1000 ap. J-C&lt;/strong&gt; Moyen-Âge central&lt;br /&gt;&lt;em&gt;          La confrérie Saint Antoine de Lumiu… &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1077 ap. J-C&lt;/strong&gt; Grégoire VII confie l’administration de la Corse à Pise, Pax Pisana.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1284 ap. J-C&lt;/strong&gt; occupation génoise&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1300 ap. J-C&lt;/strong&gt; Bas Moyen-Âge,&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1358 ap. J-C&lt;/strong&gt; révolte populaire dite de Sambucucciu formation de la "terra di u cummunu"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Époque moderne&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1500 ap. J-C&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;          Comment se nommait-on autrefois ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1729 ap. J-C&lt;/strong&gt; guerre d’indépendance.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1736 ap. J-C&lt;/strong&gt; Théodore de Neuhoff, roi de Corse.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1755 ap. J-C&lt;/strong&gt; la Corse indépendante grâce à Pasquale Paoli.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1768 ap. J-C&lt;/strong&gt; traité de Versailles, Gênes vent la Corse à la France.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1769 ap. J-C&lt;/strong&gt; défaite de Ponte Novu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Époque contemporaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1789 ap. J-C&lt;/strong&gt; intégration à la France.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1811 ap. J-C&lt;/strong&gt; la Corse devient un département Français.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;         Le pastoralisme&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1914 ap. J-C&lt;/strong&gt; première guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;         Une journée à l’école&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1940 ap. J-C&lt;/strong&gt; deuxième guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1943 ap. J-C&lt;/strong&gt; libération de la Corse.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2005 ap. J-C&lt;/strong&gt; parution du bulletin N°1 du CERHL.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-6833250107663995124?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/6833250107663995124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/reperes-chronologiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/6833250107663995124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/6833250107663995124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/reperes-chronologiques.html' title='REPERES CHRONOLOGIQUES'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-941772848934381908</id><published>2009-01-22T16:14:00.003+01:00</published><updated>2009-01-22T16:19:35.880+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>Remerciements</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le C.E.R.H.L tient à remercier :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses membres d’honneur, pour leur parrainage :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;M. Ange SANTINI, Président du Conseil Exécutif de l’Assemblée de Corse,&lt;br /&gt;M. Eugène CECCALDI, Maire de LUMIU,&lt;br /&gt;M. Jean GUGLIELMACCI, Conseiller général du canton Calvi-Lumiu,&lt;br /&gt;M. François CASTA, ancien Archiviste du diocèse d’Aiacciu,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Les institutions, pour leur soutien matériel :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Collectivité Territoriale de Corse,&lt;br /&gt;Le département de la Haute Corse,&lt;br /&gt;La Municipalité de Lumiu,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Les adhérents, membres de l’association, ayant participé à l’élaboration de ce bulletin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Directeur de publication:&lt;/strong&gt; Maxime Vuillamier&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Secrétaire de rédaction:&lt;/strong&gt; Robert Coletti&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-941772848934381908?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/941772848934381908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/remerciements.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/941772848934381908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/941772848934381908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/remerciements.html' title='Remerciements'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-717915297993027278</id><published>2009-01-22T16:09:00.002+01:00</published><updated>2009-01-22T16:40:18.693+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>LE C.E.R.H.L. EN 2005</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Membres du Comité de Lecture&lt;br /&gt;et Scientifique&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;M. WEISS Michel Claude&lt;br /&gt;Professeur d’Archéologie préhistorique,&lt;br /&gt;Université de Corse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. NEUVILLE Pierre&lt;br /&gt;Docteur en Archéologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. ALBERTI Jean Luc&lt;br /&gt;Professeur d’Université en retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme BERNARDEAU Anne&lt;br /&gt;Professeur d’Histoire et Géographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. MAZET Sylvain&lt;br /&gt;Doctorant en Préhistoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. SICURANI Jean&lt;br /&gt;Doctorant en Préhistoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Membres du Bureau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. NEUVILLE Pierre&lt;br /&gt;Président d’Honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. VUILLAMIER Maxime&lt;br /&gt;Président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. LOMELLINI André&lt;br /&gt;Vice Président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. MORETTI Jean Louis&lt;br /&gt;Trésorier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. SAVELLI André&lt;br /&gt;Trésorier Adjoint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. COLETTI Robert&lt;br /&gt;Secrétaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme CAMAGNY Isabelle&lt;br /&gt;Secrétaire Adjointe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cercle d’Etudes et de Recherches Historiques de Lumiu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;29, Chemin de Salducciu&lt;br /&gt;20260 Lumiu&lt;br /&gt;cerhl.lumiu@wanadoo.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-717915297993027278?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/717915297993027278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/le-cerhl-en-2005.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/717915297993027278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/717915297993027278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/le-cerhl-en-2005.html' title='LE C.E.R.H.L. EN 2005'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-7950729484803647742</id><published>2009-01-16T16:39:00.002+01:00</published><updated>2009-01-22T15:47:56.657+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>PRIFAZIU - par Maxime Vuillamier, Président du C.E.R.H.L.</title><content type='html'>L’opara prisintata quì ùn hè micca, framez’à tante, un’antra munugrafia di u paese. Hè più tostu un appuntamentu cù a pupulazione lumiaccia. È quessu l’appuntamentu, u vulemu annuale è u vulemu sparte dinò cù tutti quelli chì sò appassiunati di preistoria, di storia è d’archiulugia. S’è stu librettu hà cum’è primura maiò u studiu è a ricerca di a storia di Lumiu, i so scopi sò dinò d’allargassi è di francà i cunfini di a cumuna.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hè natu da un associu (u Chjerchju di Studiu è di Ricerca Storica di Lumiu) chì s’hè furmatu intorn’à omi è donne (scentifichi, studienti, ma dinò paisani di Lumiu, tutti appassiunati) chì volenu scopre a so storia è salvalla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inde issu primu numaru, vi sò pruposti uni pochi d’articuli chì coprenu un bellu pò di a storia di u nostru paese. S’apre nant’à u bilanciu di a ricerca archiulogica di Lumiu. Venanu dopu dui studii nant’à u paese neuliticu di A Fuata è di u spronu di u Monte Ortu, una ricerca di i chjassi, una passu di a storia di a cunfraternita Sant Antone, d’articuli nant’à e casate di u paese è nant’à i pastori. Si compie cù una parte chjamata m’arricordu ch’è no vulariamu aparta à tutti quelli ch’anu calcosa à cuntà nant’à a storia è a vita di u paese.&lt;br /&gt;U nostru librettu tuttu seriu ch’ellu hè par via di a qualità di i so cullaburatori, ci vole ch’ellu sia pà tutti, lettu da tutti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cù tutti quelli di l’associu, spergu ch’è vo lighjarete cù piacè stu librettu quant’è noi ne avemu avutu à scrivelu. Scialatevila à leghje, è vi demu appuntamentu à u prossimu numaru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Traduction: Petru Bertoni&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-7950729484803647742?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/7950729484803647742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/prifaziu-par-maxime-vuillamier-prsident.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/7950729484803647742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/7950729484803647742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/prifaziu-par-maxime-vuillamier-prsident.html' title='PRIFAZIU - par Maxime Vuillamier, Président du C.E.R.H.L.'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3575836734216764240.post-1916782036630641092</id><published>2009-01-16T16:35:00.002+01:00</published><updated>2009-01-16T16:43:27.389+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulletin du C.E.R.H.L. n°1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2005'/><title type='text'>PREFACE - par Maxime Vuillamier, Président du C.E.R.H.L.</title><content type='html'>L’ouvrage que nous vous présentons ici, n’est pas une énième monographie de village, mais prend la forme d’un rendez-vous, que nous souhaitons annuel, avec la population Lumiaise. Mais aussi avec tous ceux que la préhistoire, l’histoire et l’archéologie passionnent ; car si ce bulletin a pour fonction première l’étude et la recherche de l’histoire de Lumiu, il traitera de sujet dont l’incidence historique a dépassé de loin les frontières de la commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’association dont il est le l’aboutissement (le Cercle d’Etude et de Recherche Historique de Lumiu) s’est formé autour de personnes (scientifiques, étudiants, mais aussi d’habitants de Lumiu, tous passionnés) qui ont comme volonté la redécouverte de leur histoire et sa sauvegarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce premier opuscule, nous vous proposons une série d’articles recouvrant une large partie de l’histoire de notre village, il s’ouvre sur un bilan de la recherche archéologique de Lumiu et les vestiges de surface de la commune, se poursuit avec deux études sur le village néolithique de la Fuata et l’éperon du Monte Ortu, d’une recherche des voies de communication, d’une partie de l’histoire de la confrérie Saint Antoine, d’articles sur les patronymes du village et sur le pastoralisme et pour finir, la rubrique "m’arricordu" que l’ont souhaiterai ouvrir à toute personne ayant des choses à raconter sur l’histoire récente et la vie du village. Notre bulletin se veut accessible à tous, et en tous cas d’un sérieux irréprochable par la qualité de ses collaborateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me joignant à l’ensemble des membres de l’association, je vous souhaite de prendre autant de plaisir à lire ce bulletin que nous en avons eu à le rédiger, bonne lecture donc et rendez-vous au prochain numéro.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3575836734216764240-1916782036630641092?l=cerhl.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cerhl.blogspot.com/feeds/1916782036630641092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/prface-par-maxime-vuillamier-prsident.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/1916782036630641092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3575836734216764240/posts/default/1916782036630641092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cerhl.blogspot.com/2009/01/prface-par-maxime-vuillamier-prsident.html' title='PREFACE - par Maxime Vuillamier, Président du C.E.R.H.L.'/><author><name>Le C.E.R.H.L.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10397059198537883437</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
